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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 07:02
Meursault-2003-JFCD--500-.jpgBoire un vin de Jean-François COCHE-DURY, c'est toujours un grand moment.

D'abord en pensant à l'homme, exemple d'humilité, la vraie humilité, celle du noble artisan qui s'efface derrière le travail qu'il accomplit tout en étant rempli d'un immense respect et de gratitude pour la nature qui lui a permis de réaliser une oeuvre.

On ne dira jamais assez combien les grands hommes du vins sont d'abord des êtres de réflexion et de synthèse...

Sans vouloir vous servir un discours trop pompeux, je veux juste vous dire que j'ai toujours de l'émotion quand j'ouvre une bouteille de celui que je considère comme le plus grand vinificateur de vins blancs de la planète !

Ah, je sais...je n'ai pas tout goûté, et on ne devrait jamais dire des paroles comme celle là sauf à sombrer dans le ridicule, mais je crois que si quelqu'un était aussi talentueux et génial que lui, on aurait fini par le savoir non?

Bref, ce soir, je n'ai pourtant pas chois la facilité, puisqu'il s'agissait de boire un MEURSAULT du millésime 2003...

Autant j'aime les rouges de ce millésime, autant je trouve que c'est une année catastrophique pour les blancs, partout dans l'hexagone. Pour la simple raison que les vins sont mous, manquent d'acidité.

Je sais que certains d'entre vous vont sursauter en lisant cela...car puor tant de gens, l'acidité est un défaut.
L'excès d'acidité, j'en conviens, mais il n'y a pas de grand vin blanc sans une acidité  soutenue, car elle donne le nerf et l'équilibre.

2003 fut l'année de la canicule et d'une certaine sécheresse. Résultat : les vins ont souffert et n'ont pas suivi un cycle végétatif normal, et partout dans l'hexagone, cela s'est traduit par des anomalies en terme d'acidité. Il n'y a pas de nerf en quelque sorte. C'est très souvent à la limite de l'écoeurant.

Donc, je n'attendais pas quelque chose d'exceptionnel, et je voulais surtout voir où en était ce vin.

Le nez est bien minéral, accompagné par de jolies pointes de fruit. Meursault-2003-JFCD--1---500-.jpgC'est un nez riche mais qui n'indique absolument pas le millésime. On sent une année assez solaire, mais pas en excès.

Après la bonne surprise du nez, la bouche se montre intéressante également ! Certes, on n'aura jamais le nerf dont on rêverait (on ne peut pas refaire le millésime !), mais cette bouche se montre tout à fait agréable, dense, minérale, d'une belle saveur, comme si ce vin s'était élargi avec les années, sans perdre de son ressort (le drame dans ce genre de millésime c'est que si l'acidité chute encore au vieillissement, on a une sensation insupportable de sirop sans aucun ressort).

Bien mieux, ce vin semble défier les années sans perdre une once de son énergie initiale.
Et si les arômes secondaires ne sont pas encore installés, ils commencent à poindre le nez.

Au final, c'est une bouteille qui se goûte agréablement, voire très agréablement, et qui s'annonce prometteuse pour les 2 à 3 prochaines années où elle devrait trouve son plein épanouissment.
Mais, sait-on jamais, peut-etre même que ce vin ira encore plus loin?

En tout cas une superbe leçon de vin, et la preuve que dans ce domaine, le génie de l'homme est le meilleur moyen de montrer la grandeur de la nature !

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Published by papada - dans vins
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