Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : La cuisine de Papada
  • : Papada c'est pour dire Papa d'Amour ! C'est comme ça que mes enfants m'appellaient quand ils étaient plus petits et que je leur préparais plein de petits plats inventifs pour leur faire plaisir. Ils ont grandi mais ils adorent toujours mes petits plats ! Alors pourquoi ne pas vous faire partager mes trouvailes ou mes grands classiques ?
  • Contact

Recherche

27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 21:16

SAVIGNY 98 ROUGET (1) [500]En Bourgogne, d'une manière générale, les vins blancs sont presque tous issus (à 99,99 %) de la côte de Beaune. Rares sont les exceptions, et elles sont le plus souvent anecdotiques. (MUSIGNY Blanc du Dne DE VOGUE, NUITS ST GEORGES 1er cru "Clos de la Maréchale" Blanc du Domaine MUGNIER, MOREY ST DENIS Blanc "Clos des Monts Luisants" du Domaine PONSOT).

 

Par contre, en ce qui concerne les rouges, la répartition entre Côte de Nuits et Côte de Beaune est moins caricaturale. On va dire que c'est 80/20

 

Donc, il n'est pas rare de boire un rouge de la Côte de Beaune.

Généralement ils offrent un corps tout en délicatesse (hormis peut-être Pommard ! ) avec une finesse exquise et beaucoup de parfums.

 

Le Savigny les Beaune que j'ai ouvert ce soir provient du célébrissime Domaine Emmanuel ROUGET dont j'ai parlé plusieurs fois sur ce blog.

 

Le millésime 98 fut un millésime surprenant. Une gelée tardive de fin Avril n'avait apparemment pas trop fait de dégâts...sauf qu'au moment de la vendange, on s'est rendu compte qu'il manquait beaucoup de raisins...et que les maturités étaient parfois un peu disparates !

Ceci vaut surtout pour les premiers crus, car bizarrement, c'est le côteau qui a principalement subi le gel mais pas trop la plaine.

 

Bref, tout cela pour vous donner une petite présentation du vin du jour !

  SAVIGNY-98-ROUGET--500-.jpg

Emmanuel ROUGET se souviendra longtemps de la vendange 98...à quelques jours du ban des vendanges, il s'est profondément ouvert une main, et a failli perdre l'usage de celle-ci tellement l'entaille fut profonde allant jusqu'à toucher le tendon !!

 

Pas facile de vinifier dans de telles conditions. Mais je soupçonne le gentil tonton (Henri JAYER) d'avoir été très présent auprès de son neveu cette année là. Les robes des vins sont d'ailleurs étonnamment semblables à celles qu'il avait l'habitude de faire...

 

Au nez, le vin présente des arômes assez variés, essentiellement de fruit, mais les pointes florales sont derrière.

 

Bien plus expressive se montre la bouche, avec un cortège de fruits frais qui font la roue et alternent leurs expressions. C'est assez plein, d'une bonne délicatesse, mais à ma surprise, ce vin n'est pas encore totalement épanoui. Il subsiste une petite réserve, qui donne la sensation que ce vin est encore entre deux phases.

 

Il n'exhibe pas les arômes secondaires ni tertiaires avec une vraie netteté.

 

Il faut encore l'attendre. Non pas qu'il ne soit pas agréable, mais plutôt parce que l'on devine bien son potentiel, et qu'il ne l'exprime presque pas. La rondeur lui manque, une pointe de tannins se fait jour...

 

Encore 2 ou 3 années de patience...

Partager cet article

Repost 0
Published by papada - dans vins
commenter cet article

commentaires