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  • : La cuisine de Papada
  • : Papada c'est pour dire Papa d'Amour ! C'est comme ça que mes enfants m'appellaient quand ils étaient plus petits et que je leur préparais plein de petits plats inventifs pour leur faire plaisir. Ils ont grandi mais ils adorent toujours mes petits plats ! Alors pourquoi ne pas vous faire partager mes trouvailes ou mes grands classiques ?
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 21:06
Tourte au St NectairePrésentation [500]J'ai eu une très jolie surprise provenant d'un gentil monsieur avec lequel je suis en relation d'affaires, qui a eu l'extrême délicatesse et gentillesseTourte St Nectaire le St Nectaire [500] de m'adresser par la poste un superbe St Nectaire fermier.
Il est auvergnat, il aime manger et boire et moi aussi, et de fil en aiguille, il lui est venu cette ravisssante idée de m'expédier ce présent odorant et ô combien goûteux.

Du coup, je me suis demandé comment j'allais pouvoir préparer ce magnifique fromage qui pèse plus d'un kilo.

L'idée a cheminé, et je suis finalement arrivé sur l'idée d'une tourte au St Nectaire, mais je ne voulais pas me borner à cela, il fallait que je mette autre chose...
Alors voilà comment j'ai fait ma recette :

Primo, j'ai détaillé Tourte St Nectaire poireaux ds poele [500]un gros poireau en petits carrés, que j'ai mis à suer dans un peu d'huile d'olive, doucement dans une poele, en couvrant, et en mouillant de temps en temps avec un peu de Noilly Prat.

Pendant ce temps, j'ai pris une pâte feuilletéeTourte St Nectaire pâte feuilletée [500] toute prête que j'ai piquée à la fourchette, avant de la badigeonner d'huile d'olive  que j'ai soigneusement étalée, avant de vider l'excédent dans l'évier.
Je vous rappelle qu'en faisant cela, on empêche la pâte de détremper car l'huile forme une couche de protection contre les aliments qui seront posés dessus.Tourte au St Nectaire Poireaux +oeufs [500]

Une fois les poireaux cuits (une dizaine de minutes, je les ai un peu laissés refroidir, avant d'ajouter 3 gros oeufs et j'ai battu longuement pour bien homogénéiser. J'ai ajouté du poivre, mais pas de sel, car les ingrédients qui seornt mis dans cette tourte en contiennent déjà bien assez.

Tourte au St Nectaire on met le St Nec [500]Sur le fond de pâte feuilletée, que j'ai étalée dans un moule approprié, j'ai pris quelques lamelles de St Nectaire dont j'ai enlevé la croûte, et que j'ai mis directement sur la pâte.
Puis, j'ai ajouté le mélange poireaux/oeufs, Tourte au St Nectaire dernière couche [500]et j'ai alors pris des tranches de jambon cru que j'ai déchirées, avant de les disposer pêle mêle par dessus, puis, des tomates séchées , encore des lamelles de St Nectaire, et encore des morceaux de jambon cru.

Là, j'ai recouvertTourte au St Nectaire dorage à l'oeuf [500] d'une autre pâte feuilletée, et j'ai soudé les bords en pressant bien, et en faisant un petit bourrelet.

Il ne restait plus qu'à mettre du jaune d'oeuf pour la "dorure", et le tour était joué.

Direction le four, 35 mns à 220°C, et on sert.

Ca dégoulinait de St Nectaire Tourte au St Nectaire ds assiette [500]qui avait fondu et nous enchantait de son parfum délicat.
C'était franchement très bon, roboratif, on n'a rien mangé d'autre ! Le petit plus ce sont les tomates séchées qui apportent une bonne acidité qui contraste bien avec le gras du fromage.

Tourte au St Nectaire Montagny + verre [500]Sincèrement une belle recette, qu'on a accompagnée d'un MONTAGNY 1er cru 2007 de Stépane ALADAME, dont la vivacité tranchait remarquablement avec le plat.
Bref, un très beau moment, et tout le monde en a repris !

C'est pas beau la vie??
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 07:00
Eh eh...l'hiver approche, les températures commencent à chûter, il faut se préparer psychologiquement à ces mois où les feuilles disparaissent et la nudité de la nature nous empoigne.

Alors, rien de tel qu'une tartiflette pour s'imprégner de l'instant ! Une tartiflette, c'est  l'odeur de la cheminée, ce sont  la neige et le vent qui sévissent, et quand on est bien au chaud on peut affronter tous les éléments avec un plat aussi roboratif.

Voici ma recette de tartiflette :

J'ai pris à peu près 1kg de patates. C'était des pommes de terre nouvelles, avec une peau fine, alors j'ai pris le parti de ne pas les éplucher, et, après les avoir bien lavées, je les ai débitées en dés que j'ai mis à revenir dans un peu d'huile d'olive, mais au feu le plus doux ! En effet, le but n'est pas de faire dorer ni croustiller, mais de les "presque" cuire sans coloration.  Donc, il faut régulièrement touiller avec une cuillère en bois, et couvrir à chaque fois (car la vapeur parachève la cuisson qui serait beaucoup plus longue sinon, et déssècherait les patates). Le temps total de cuisson de cette manière est d'environ 25 mns.

Pendant ce temps, j'ai mis à revenir 2 beaux oignons dans de l'huile d'olive, en remuant régulièrement là aussi, et quand ils menaçaient de dorer, j'ai mis une rasade  de vin blanc pour humecter, et favoriser la cuisson, puis j'ai ajouté 200g de dés de lardons fumés, un peu d'ail en poudre (juste un peu pour accentuer les goût mais pas pour donner un goût d'ail), du poivre, et j'ai continué à touiller, en baissant un peu le feu quand même.  Au bout de 7/8 mns c'était prêt. J'ai réservé.

Quand les patates furent cuites, (eh eh, pour une fois ce ne sont pas les carottes !) je les ai assaisonnées avec du sel, du poivre, et beaucoup de noix de muscade,  j'ai pris un plat haut, genre plat à soufflé, où j'ai mis de l'huile d'olive au fond, et j'ai versé la moitié de mes patates.

J'ai ensuite mis la moitié du mélange oignon/lardons fumés et j'ai essayé d'étaler le tout pour que cela fasse à peu près plat, et j'ai mis la moitié d'un Reblochon au lait cru que j'ai tranché relativement fin  par dessus.
J'ai réédité l'opération avec le reste des patates, à nouveau les lardons/oignons et pour terminer l'autre moitié du Reblochon.
Touche finale, une grosse rasade de crème liquide pour donner du liant.
Eh oui, je n'ai pas dit que c'était un plat diététique !!!  Bon, pour ne pas aggraver la chose, j'ai mis de la crème allégée...

Puis, direction le four à 230°C pendant 40 mns.

Le résultat c'est un truc fondant, croquant, délicieux. Il y a juste un petit truc où il faut vraiment faire attention, c'est avec l'ail, il faut en mettre juste un tout petit peu sinon c'est envahissant et cela change le goût.

Ca ne vous fait pas envie? allez...avouez !

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 07:00
Dans la catégorie "pas besoin d'être un grand cuistot pour faire des plats qui ont de l'allure et qui font plaisir à tout le monde" voici le feuilleté de mignon de porc  au Pistou...

Quel titre ronflant pour une préparation si simple qu'elle devrait être remboursée par la sécurité sociale.

La base pour réussir ce plat c'est d'avoir une pâte feuilletée toute faite, un filet mignon de porc, et un petit bocal de Pistou tout prêt.

Après il suffit de dérouler... d'abord la pâte feuilletée sur laquelle on pose le filet mignon qu'on débarasse au maximum des petits morceaux de gras qui peuvent éventuellement rester, puis ouvrir le filet dans la longueur mais sans couper en deux pour autant, juste faire une entaille suffisamment profonde pour qu'on puisse y glisser la préparation au Pistou à l'intérieur !

On sale, on poivre, on rabat les extrémités du filet mignon, et on roule la pâte en serrant bien le filet à l'intérieur.

Après, toujours un jeu d'enfants, on se débrouille pour replier les deux extrémités de pâte feuilletée de manière à ce que le filet soit totalement emprisonné.

Pour la finition, on prend un jaune d'oeuf qu'on étale avec un pinceau sur le dessus de la pâte (de cette manière cette dernière en cuisant va prendre une belle teinte marron)

Puis au four à 210 °C pendant 40 mns.

On sert direct de belles tranches très odorantes.
J'ai trouvé de la Panisse "authentique" faite artisanalement et j'ai fait un garniture en tranchant des rondelles d'environ 8mm d'épaisseur que j'ai fait revenir dans un peu d'huile d'olive à feu moyen.
On retourne au bout de 3 mns et on laisse autant de l'autre côté.
Sel, Poivre et on déguste...

C'était vraiment délicieux !
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:00
Bon, vous l'avez compris, j'aime bien la saucisse de Morteau, son goût fumé, sa richesse, et j'essaie de l'accomoder de différentes façons.
Après la soupe au Pistou, et la tarte à l'époisses, voici une nouvelle manière de la préparer, et j'avoue que c'est assez sympa.

Voici comment j'ai procédé.

Primo, j'ai mis dans une sauteuse remplie d'eau, les saucisses de Morteau à pocher pendant une vingtaine de minutes, mais attention ! Il ne faut pas les piquer sinon elles vont rendre tout le gras et ça sera moins bon après.

Une fois que c'est fait, je n'ai pas jeté l'eau de cuisson des saucisses et j'ai mis 300 grs de lentilles corail (les lentilles roses ou orangées plus petites que les lentilles habituelles) et j'ai fait en sorte qu'il reste environ 1,5 cm d'eau de cuisson au dessus des lentilles, puis j'ai ajouté une cuillérée à soupe de bouillon de légumes en poudre, un oignon émincé (j'aurais du en mettre au moins deux car on le distinguait à peine dans le ragoût final), du curcuma, du poivre, mais PAS de sel (because la saucisse et le bouillon en poudre contiennent déjà pas mal de sel et suffisent au plat.

Là, j'ai remis à chauffer à feu doux, en couvrant.

Tout doit mijoter ensemble pendant 12 à 15 minutes (au delà les lentilles se changent en purée, c'est toujours bon mais la présentation manque de charme)

Coupez ensuite les saucisses en rondelles (elles vont rendre leur jus dans la préparation et la parfumer délicatement) et servez aussitôt !

C'est un plat qui tient bien au corps, un plat qui sent l'hiver, un peu rustique mais qui ravive les organismes fatigués !

En tout cas on s'est régalé. Ca change, même si ce n'est pas forcément dans la grande finesse. le seul regret c'est que les oignons aient été un peu absents. J'aurais du en mettre plus. Ou alors j'aurais du aussi agrémenter en pressant une gousse d'ail...tiens tiens...le prochain coup c'est ça que je ferai !
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 07:00
Bon, l'hiver approche !  Faut commencer à se tourner vers des plats un peu plus roboratifs !

J'aime bien quand on recommence à faire certains trucs de saison, (quelle que soit la saison d'ailleurs car chacune porte son charme et ses spécificités qui la rendent tellement singulière...)

Donc ce soir, on approche d'un automne installé. L'été est déjà un souvenir magnifique, mais les feuilles jaunissent doucement, la vigne vierge va se teinter de rouge, et flamboyer bientot.
Bref, tout incite à rentrer un peu dans l'intériorisation.
Et quoi de mieux que la magie du Sud-Ouest pour accompagner des tels moments?

Donc, j'ai décidé de faire un petit confit de canard, et d'y adjoindre quelques pomems de terres "à la Sarladaises" dont j'ai le secret...

J'ai comencé par ouvrir la boite de confit, et j'ai pris une partie de la graisse de canard qui l'enrobait pour mettre dans une sauteuse à chauffer tranquillement, et j'ai débité en petits cubes de belles pommes de terre nouvelles que j'avais achetées.

Le feu était au maxi, et je tournais régulièrement avec une cuillère en bois pour que chaque face des patates soit imprégnée de graisse de canard et qu'elle rotisse doucement. Ceci a bien duré une vingtaine de minutes? Les patates ont comencé à colorer. Là, j'ai sorti l'a triple armada...entendez par là le poivre blanc, l'ail en poudre et les herbes de Provence, et j'ai généreusement saupoudré ma préparation (en insistant particulièrement sur l'ail en poudre).
Un fois fait, j'ai encore bien touillé, puis j'ai baissé le feu, et mis un couvercle sur la sauteuse pour que cela étuve et rendre le pommes de terre croustillantes en surface et moelleuses en profondeur)
Toutes les 10 mns je tournais un peu histoire de ne pas laisser toujours le meme côté cuire et finir par brûler !
Au bout d'une demie-heure c'était fin pret !

Là, j'ai sorti mes cuisses de canard de la boite, et je les ai faites revenir doucement 5 à 6 mns de chaque côté avant de servir.

Ben...on aurait presque hâte que l'hiver arrive quand on goute un truc pareil. Il ne manquait qu'un feu de cheminée et on s'y serait cru !

Bien entendu il n'est rien resté, mais était-ce nécessaire de le préciser?
Ah oui, j'avais aussi fait une seconde garniture de purée de pois cassés...c'est ça la note verte que vous voyez dans l'assiette.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 07:00
Il y avait quelques filets de poulet, et il me fallait être original...

Pas évident, mais pas insurmontable non plus!
J'ai composé dans ma tête un petit truc qui, je le sentais, devrait se révéler intéressant...voilà ce que j'ai fait :

J'ai débité 2 poivrons, un jaune et un rouge (pour les couleurs qe ça donne)n en petit cubes et je les ai mis dans un wok avec de l'huile d'olive, à revenir doucement.
Pendant ce temps, j'ai tranché un beau poireau en petit carrés, que j'ai envoyé rejoindre les poivrons.

Là, j'ai couvert et rajouté une petite rasade de vin blanc.

J'ai laissé mijoter cela à couvert une dizaine de minutes en remuant une fois ou deux. Ce qui m'a donné le temps d'égoutter un sachet d'olives vertes dénoyautées, ainsi qu'une demie-boite de champignons de paris en morceaux, qui ont, comme vous l'imaginez, rejoint les 3 légumes dans le wok.

Un peu de poivre, de cannelle (l'amie intime du poireau, je ne le répéterai jamais assez) et on couvre encore.

Ce qui m'a laissé le temps de trancher les 6 filets de poulet que j'avais pour en faire des petits carrés là encore (je suis obsédé par les carrés j'ai l'impression !).
Par contre, le chorizo que j'avais, lui, a été coupé en rondelles.

A ce moment, j'ai haussé un peu le feu, et ajouté mes morceaux de filets de poulet ainsi que les rondelles de chorizo. Et puis, j'ai aussi ajouté une autre rasade de vin blanc !

J'ai touillé puis remis à couvert. Toutes les 2 minutes j'allais remuer un peu.

Au bout d'une dizaine de minutes j'ai coupé le gaz. C'était prêt !

Ben, c'était vraiment réussi, goûteux, original, relevé, sympa quoi, le genre de bon petit plat très simple à préparer en fait, mais qui change tellement de ce qu'on mange habituellement.
Succès sur toute la ligne. essayez, vous l'adopterez !
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 07:00
Bon, autant vous le dire tout de suite, le titre, je l'ai inventé suite à une semaine de vacances en Toscane, où je me suis retrouvé à faire assez souvent la cuisine pour des amis avec lesquels on a passé un fort agréable séjour.

Il fallait donc que je trouve chaque jour quelque chose à faire pour une douzaine de personnes, et, tant qu'à faire, j'ai plutôt privilégié la couleur locale.
Couleur locale, en Toscane, comme dans le reste de l'Italie d'ailleurs, c'est surtout les pâtes, et là, j'ai trouvé des petites merveilles qu'il n'y avait plus qu'à accomoder avec une petite sauce.

Mais l'autre spécialité de l'Italie, c'est le risotto, et je suis agrégé de Risotto par l'université des copains !

Donc il a fallu que je fasse valoir mon titre.

Mais quand on est agrégé, on sait se débrouiller avec les moyens du bord, parce que je n'avais aucune de mes bases à portée de main, et le matériel de cuisine était plus proche de celui du camping que d'autre chose.

Bref, j'avais un kilo de riz spécial risotto comme base, et à moi de faire le reste !
Donc, en faisant les courses, j'ai raflé pêle-mêle un poivron jaune et un poivron rouge, du Parmesan, deux beaux oignons, et surtout des tranches de porc séché et de veau séché que j'ai fait couper avec un peu d'épaisseur histoire de pouvoir en faire des petits cubes.
Enfin, également une belle tranche de jambon un peu épaisse.

Restait le problème du bouillon...eh oui, le risotto c'est D'abord et avant tout un bouillon de qualité car c'est lui qui parfume toute la préparation !
Mais là, je n'avais pas de quoi faire des miracles...j'ai juste pris des bouillons cubes.

Et j'ai opéré...d'abord, pour un kilo de riz, la proportion, dois-je vous le rappeler, est de 2,8 fois le poids en bouillon par rapport au poids de riz. Donc j'ai mesuré 2,8 litres d'eau (+ un peu de vin blanc) et j'ai mis 4 bouillons cubes à fondre et à bouillir.

Pendant ce temps j'ai mis une GROSSE rasade d'une huile d'olive très parfumée (sont très très forts les italiens sur ça aussi), et j'ai débité mes 2 oignons en petites lamelles pour qu'ils suent un peu.
Une fois fait, c'est à dire 3 à 4 mns à feu moyen en remuant souvent, (il ne faut pas laisser blondir les oignons, juste les faire suer et ramollir) j'ai ajouté le kilo de riz d'un seul coup et j'ai vigoureusement touillé. le riz s'imprègne de l'huile d'olive et devient transparent.

Puis, j'ai commencé à ajouter le bouillon brulant (il faut toujours que le bouillon soit très chaud pour réussir le risotto, donc dès qu'il est à température, vous baissez le feu à mini mais le laissez sous la casserole de bouillon), louche par louche. On attend toujours que le jus de la précédente louche soit totalement absorbé avant d'en rajouter une autre, et surtout, on tourne sans arrêt sur feu moyen moins.

Après avoir mis les deux premières louches de bouillon pur, j'ai mis les deux poivrons que j'avais coupés en petits dés dans la casserole de bouillon pour qu'ils la parfument et qu'ils cuisent un peu, et comme ça, à chaque fois que je rajoutais une louche de bouillon j'incorporais un petit peu des dés de poivrons.

J'ai procédé ainsi jusqu'à épuisement du bouillon (c'est à dire une grosse vingtaine de minutes, et quand tout fut absorbé, j'ai ajouté les tranches de porc séché/veau séché/jambon que j'avais préalablement détaillé en petits morceaux et j'ai bien mélangé.
Enfin, comme tout était prêt, j'ai débité de fines tranches de Parmesan et avec celles-ci j'ai recouvert ma préparation et j'ai mis un couvercle après avoir coupé le feu !
5 minutes d'attente et le fromage avait fondu  suffisamment pour qu'il nappe la préparation.

J'ai servi et n'ai eu droit qu'à des compliments !
Mais c'est normal après tout, je suis agrégé de risotto donc, je dois faire honneur à mon titre.


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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 07:00
Ben oui tiens...ça change de ce que je fais d'habitude un truc comme ça !

Une recette bien simple mais astucieuse quand même, vous allez voir...

Alors pour la faire j'avais acheté 500 grs de crevettes que j'ai décortiquées pour ne garder que la chair.
J'ai mis les carapaces et les tetes dans une casserole où j'avais fait chauffer un peu d'huile d'olive, 3 mns à feu vif en remuant régulièrement, puis on baisse le feu, et on couvre d'eau. On fait bouillir puis on laisse réduire jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un bol qui a concentré les parfums.

Ce qui nous laisse le temps de prendre une autre casserole qu'on remplit d'eau et qu'on porte à ébullition. Là, on met du gros sel, un oignon qu'on coupe en fines tranches, du basilic en poudre, de l'ail en poudre et on baisse un peu le feu pour que cela bouillonne légèrement pendant une quinzaine de minutes (pour ramollir l'oignon).

On jette les tagliatelles dans l'eau de cuisson, et selon le mode de cuisson que vous désirez, vous attendez plus ou moins.
Quand c'est cuit vous égouttez dans une passoire (qui va retenir les oignons, et la majeure partie du basilic et de l'ail en poudre.

Pendant que cela égoutte, vous filtrez le jus du fumet de crevettes que vous mettez dans la casserole qui vient de servir à cuire les pâtes, vous rallumez le feu, et ajoutez de la crème, du poivre, du tabasco et tournez un peu.
Versez les pâtes égouttées dans ce liquide et tournez bien (coupez le feu)
mettez les crevettes et servez !

C'est plein de goût préparé ainsi.
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 07:00
C'est une de mes recettes fétiches...mais je ne résiste pas à vous la livrer.

D'abord, il faut que je vous dise que la soupe au Pistou, c'est un peu mythique, car chacun est persuadé d'être détenteur de la recette VERITABLE, condamnant les autres à n'être que de pâles cuisiniers qui ne savent rien à l'authentique ! (lire avé l'assent...)

Personnellement, je ne cherche absolument pas à prouver quoi que ce soit, je ne suis détenteur de rien, je ne revendique qu'une chose, c'est qu'on se régale !  Et je dois dire que tous ceux qui sont passés à ma table quand je fais ce plat sont toujours sortis ravis de ce que je leur servais.
Certes, j'ai bien eu droit à des "c'est pas la vraie recette, mais on s'est régalé !" ce qui était la seule vérité qui m'intéressait.

Donc, c'était ma première soupe au Pistou de l'année, et je dois dire que je l'ai plutôt bien réussie.

Comment je m'y suis pris? D'abord en ne prenant que les plus jolis légumes que je pouvais trouver. On a beau faire comme on veut, aucune soupe au pistou ne ressemble à une autre, même si on fait toujours pareil, mais une chose est certaine, si les légumes ne sont pas de première qualité, on va ramer...

Donc, pour faire une très grosse cocotte, j'ai pris un bon kilo de haricots rouges (d'habitude je prends moitié haricots rouges et moitié haricots blancs, mais le prix dissuasif des haricots blancs m'a vite convaincuque je pouvais m'en passer) que j'ai épluché.
Puis, j'ai pris quelques carottes que j'ai débité en tout petits cubes.  800 grs de haricots verts que j'ai équeutté et coupé en plein de morceaux pour que ceux ci ne dépassent pas 2 cms. Un beau poireau est entré dans la composition. Je l'ai débité en petits carrés d'un demi cm de côté. 6 petites courgettes ont été également réduites en dés .
J'avais une grosse tomate que j'ai coupée grossièrement en 8

J'ai mis tout cela dans ma très grosse cocotte, et j'ai sorti les nouvelles munitions...
Une saucisse de MORTEAU (le goût fumé qu'elle va donner à la soupe est remarquable, sans compter qu'elle agrémentera la saveur de l'assiette) que j'ai laissée entière, et 8 tranches de poitrine fumée d'un demi centimètre d'épaisseur que j'ai taillé en petits morceaux de 2 cms de large.

Une fois que tout a été mis dans la cocotte, j'ai rempli d'eau froide, et j'ai fait démarrer à feu moyen. En chauffant petit à petit, les légumes libèrent les arômes, la saucisse commence à suinter, donne un peu de gras au bouillon...Au bout d'une heure, j'ai rajouté un peu d'eau (because l'évaporation), et j'ai alors mis quelques pommes de terre Roosevalt (les p.de T. rouges) que j'ai coupées en petits morceaux. Ces pommes de terre se tiennent merveilleusement à la cuisson. En plus pas besoin de les éplucher, on mange la peau avec.

J'ai encore patienté 2 bonnes heures le temps que tout cuise et fonde...les légumes perdent de la substance, et ceci va épaissir le jus.

Puis, est venu le moment fatidique de la "pommade". C'est un terme qui désigne toute préparation qui donne une consistance un peu épaisse. Ici c'est le Pistou lui même qu'on désigne ainsi.
Voici comment je m'y suis pris pour le réaliser.
Dans le bol du mixer j'ai mis deux gros bouquets de basilic frais, l'équivalent de 2 têtes d'ail (oui j'ai bien dit 2 têtes et pas 2 gousses !) que j'ai épluchées, un peu de fromage rouge (Edam) qui va servir de liant, un jaune d'oeuf, et j'ai mixé pendant 20 secondes. Puis, progressivement j'ai rajouté l'équivalent de 30 cl d'huile d'olive (la meilleure qui soit !!) tout en continuant à mixer.
Le résultat c'est cette pommade verte  qui a la consistance d'une mayonnaise. C'est ça le pistou.

Et j'ai donc rajouté cette pommade dans ma cocotte où je venais d'éteindre le feu. J'ai touillé gentiment, histoire de ne pas laisser de paquets de pommade, et j'ai servi dans des grands bols.

Le succès fut à la hauteur de la patience des invités. C'est un plat unique qui tient bien au corps...les fragrances du basilic invitant à la rêverie.

On a bu un très beau rosé, le Chateau MIRAVAL "Cuvée Pink Floyd". Ca se mariait très bien.

Pourquoi la cuvée Pink Floyd? vous le saurez bientôt quand je vous présenterai ce vin ici même. Encore un peu de patience !

Dernier point...savez vous pourquoi j'ai insisté sur le fait que j'ai fait une très grosse cocotte de soupe?  Primo, parce que les invités s'en resservent volontiers !
Et secundo, parce qu'on congèle ce qui reste dans des barquettes, et, l'hiver venu, on s'en fait réchauffer...c'est tout le soleil de la Provence qui revient d'un coup dans la maison !!!


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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 17:44
Les mômes adooorent les raviolis, mais pas n'importe lesquels !  Faut pas exagérer non plus. Au passage il me revient en mémoire une fois où, vers l'âge de 22 ans ma mère m'a dit qu'elle avait fait des raviolis pour le midi...j'ai rouspété, lui rappelant qu'elle savait bien que je détestais les raviolis et que quand même...elle aurait pu s'en souvenir ! Ben oui, les raviolis pour moi = Boite de B.....I (la marque fétiche de l'époque) et cela faisait des années que je refusais d'en manger tellement c'était immonde.

Mais ce jour là, j'ai découvert que les raviolis frais (faits par le boucher du coin) cela existait...Révélation !!!

Du coup, je suis devenu un adepte. Et voilà comment je les prépare, après de longues années d'essais divers.

Pour 4 personnes, je compte 10 à 12 douzaines (selon l'appétit) de raviolis frais joliment farinés.
Une boite de sauce tomate (de préférence une où on a encore des morceaux de tomate)
de l'ail en poudre
de la crème fraiche ou liquide
du basilic en poudre
sel poivre, Tabasco
Huile d'olive
Gruyère ou Parmesan
selon votre goût.

On met de l'eau à chauffer. (je rajoute un peu de basilic en poudre dans l'eau comme ça cela parfume les raviolis pendant qu'ils cuisent, et je mets aussi une poudre de bouillon de légumes ca aide pour le goût).
Quand ça bout on sale, et on met les plaques de raviolis qu'on a préalablement redécoupées pour bien séparer chaque ravioli.
Dès que l'ébullition reprend, on baisse le feu pour le mettre à moyen (because si l'eau bout trop, elle agite les raviolis et les disloque, donc la viande se sépare de la pâte et c'est nettement moins bon)
Une fois la cuisson désirée obtenue, on égoutte les raviolis.
Dans la casserole qui a servi à les cuire, on met alors la sauce tomate, le basilic en poudre, l'ail en poudre (du frais si vous avez, c'est encore mieux), la crème, et on chauffe à petit feu.
On rajoute les raviolis égouttés, on touille , on met le fromage que l'on a choisi, on touille encore et on couvre.
Au bout de quelques minutes cela s'est homogénéisé (voire un peu gratiné selon le récipient utilisé), là, on rajoute un bonne rasade d'huile d'olive, du Tabasco, on tourne, et on sert !

Au besoin, on rajoute un peu de fromage si vous avez pris l'option Parmesan.



On mange et on pleure...de bonheur !
Vous devriez voir la tête des mômes, on les sent prêts à rentrer dans les ordres tellement ils semblent béats...
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