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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 14:07

Enseigneres-06-JFCD--500-.jpgIl y a des jours comme ça, où l'on a la main heureuse...

 

Bon d'accord, allez vous me dire, quand on met la main sur une bouteille de COCHE-DURY, on n'a JAMAIS la main malheureuse !

 

Pourtant, il en va pour les vins comme de la vie en général, la félicité comporte bien des degrés, et là, je crois que j'ai atteint l'un des plus hauts !

 

Tout avait pourtant mal commencé, la journée était pluvieuse, les nouvelles du monde ne présageaient rien de bon (enfin je dis ça comme ça, je suppute plus que je n'affirme parce que j'évite de trop regarder les nouvelles du monde, c'est un catalogue de catastrophes, d'informations négatives où l'on noie les gens dans un marasme émotionnel, histoire de mieux les contrôler ensuite).

 

Bref, une de ces journées un peu plates qu'il convient de rehausser par une action spectaculaire.

 Enseigneres-06-JFCD-Collerette-millesime--500-.jpg

Pour accompagner je ne sais quel mets, je me suis dit qu'une petite bouteille de blanc ferait bien l'affaire.

Je suis tombé sur cette bouteille qui trainait là, oubliée, et, me demandant s'il était convenable de l'ouvrir eu égard à sa relative jeunesse, me suis souvenu qu'on ne meurt qu'une fois et que tout ce qui est bu n'est plus à boire (vous conviendrez avec moi que ce genre de raisonnement à deux balles n'est pas du niveau d'une bouteille de COCHE-DURY mais c'est ainsi).

 

Bref, j'ouvre ce flacon et là, l'univers a basculé.

Déjà le nez... une merveille, quelque chose de puissant et doux, très stylé, avec du fruit, du fruit...et des fleurs, dans un enchevêtrement envoutant.

 

Eh bien, me suis-je dit, voilà un nez superbe, voyons si la bouche est en rapport...

 

Et elle le fut !!!! Quelque chose de plein, de gras, de tendu sans excès, une sorte de masse fruitée raffinée absolument prodigieuse, longue et complexe qu'on se dit qu'il est presque incroyable qu'un vin d'appellation village (Puligny certes mais pas premier cru ni grand cru) puisse offrir une telle complexité de saveurs, une telle puissance d'expressions diverses.

Enseigneres-06-JFCD-verre-au-1er-plan--500-.jpg

Un vin si beau qu'on peine à remettre le bouchon dessus pour ne pas s'en servir un autre verre, puis encore un autre...le genre de vin avec lequel on aimerait se saoûler car c'est de l'art quand on se saoûle avec de telles merveilles.

 

Rassurez vous, j'ai réfréné ma soif et me suis comporté dignement.

 

Mais quelle grandiose émotion, quelle exceptionnelle bouteille j'ai bue ce soir là.

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 13:11

Morgeot-04-DPY-verre---btle--500-.jpgQuoi ??? DUGAT-PY fait des blancs ?

 

Eh oui...quelques petites cuvées confidentielles dont j'ai bénéficié à l'époque, davantage par curiosité qu'autre chose, car il est toujours délicat pour un vigneron de faire aussi bon en blanc qu'en rouge, et souvent on est déçu.

Morgeot-04-DPY-bis--500-.jpg 

Là, je ne pouvais pas encore vraiment en parler car les quelques bouteilles que j'avais pu obtenir, je les avais gardées pour voir leur évolution et les boire au moment où cela me semblait opportun.

 

Un ami est venu me voir, et j'ai eu la curiosité d'essayer de le surprendre en ouvrant une bouteille de ce Chassagne Montrachet 1er cru "Morgeot" dans le millésime 2004 qui doit être le premier millésime que Bernard DUGAT-PY ait vinifié.

Je voulais voir ce que cela donnait...

 

La robe est moyennement évoluée, et le nez offre de belles nuances minérales qui vont aller en s'accentuant au fur et à mesure que le vin se réchauffait et s'aérait dans le verre.

  Morgoet-04-DPY-etiq--500-.jpg

Le fruit a commencé à émerger, un joli fruit bien classique, et la structure minérale que l'on devinait au nez s'est montrée bien présente en bouche.

 

Le vin est complet, d'un bel équilibre, et j'avoue avoir été très agréablement surpris par cette bouteille qui se boit très bien aujourd'hui.

Très typé Chassagne, et bien représentatif de son terroir, je trouve que Bernard a signé là une bien jolie bouteille, avec une maitrise rare pour quelqu'un qui a tellement l'habitude de vinifier les vins rouges.

 

Un coup de maitre assurément !

 

Tout en plaisir et remarquablement caractéristique de ce que l'on est en droit d'attendre de ce terroir.

 

Bernard offre à l'évidence beaucoup de plaisir avec ce vin, bien plus qu'avec ses rouges au même stade, qui demandent une garde infinie avant de se révéler.

 

Ce vin est malheureusement introuvable dans le commerce eu égard à la minuscule production qui est faite, mais cela valait le coup de vous le commenter !

 

Morgeot-04-DPY-Bouchon--500-.jpg

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 15:02

Perrieres-2009-JFCD-Presentation--500-.jpgJe sais que beaucoup vont crier à l'infanticide, et je confesse qu'ils ont absolument raison !

 

Seulement voilà, j'ai des circonstances atténuantes, laissez moi juste vous les développer...

 

La principale, c'est que j'ai trouvé ce vin à la carte d'un restaurant, donc, on peut raconter ce que l'on voudra, il n'aurait pas fait long feu à la carte. D'ailleurs, j'ai bu la dernière bouteille. Le restaurateur ne risquait pas de la laisser vieillir la dizaine d'années (au minimum) qu'il conviendrait en pareil cas pour qu'elle atteigne son apogée)

Perrieres-2009-JFCD-collerette-millesime--500-.jpg 

Secundo, le prix était renversant (de douceur !!).

 

Tertio : cela allait parfaitement avec un repas axé sur le poisson et les produits de la mer.

 

Vous êtes convaincus désormais ? Ah...merci !

 

Parlons un peu de cette légende, ce vin mythique dont tout le monde parle mais que très peu ont bu.

 

D'abord, à Meursault, il faut savoir qu'il n'existe aucun GRAND CRU sur le territoire de la commune, (à la différence de Chassagne Montrachet et Puligny Montrachet, les deux prestigieux voisins), mais beaucoup s'accordent à dire que si une révision devait être opérée dans le classement, le climat des "Perrières" accèderait surement au statut de grand cru.

 

Sa finesse, son allonge, sa pureté d'expression sont d'un incroyable raffinement.

Et quand un tel cru est mis dans les mains de gens aussi extraordinaires que la famille COCHE DURY, on confine au sublime...

 

Le nez présentait des notes florales discrètes mais constantes, et surtout une minéralité presque saline, qui allait en se renforçant au fur et à mesure que le vin respirait dans le verre.

 Perrieres-2009-JFCD-ds-verre--500-.jpg

Un nez très pur, presque iodé, avec ce qu'il faut de vivacité pour compenser la richesse du millésime.

 

C'est en bouche qu'il s'est montré le plus impressionnant. Un vrai fauve tapi dans l'ombre qui tout d'un coup est libéré et vous assaille de sensations diverses, alternant la richesse, la puissance, la très grande finesse, et toujours ce côté salin qui fait saliver, et qui n'est que la traduction de la magnifique expression minérale  du terroir.

 

Un vin qui rebondit en bouche et laisse systématiquement son empreinte minérale, comme un sillon dans un champ fraichement labouré.

Perrieres-2009-JFCD--7---500-.jpgSauf que là, le sillon c'était mon palais !

 

Très long mais dans un registre de finesse et de tension, jamais trop exubérant, un vin d'esprit, un vin qui parle au coeur...

 

Ah oui, je me suis régalé, mais vous l'aviez surement compris n'est-ce pas ?

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 07:02

Feytit-clinet-04--2---500-.jpgLe château FEYTIT CLINET est certainement celui qui a le plus bousculé la hiérarchie des dix dernières années à Pomerol.

 

En fait, il s'agit d'une véritable résurrection pour ce cru qui était exploité par un négociant avant de revenir dans les mains d'un viticulteur talentueux, Jérémy CHASSEUIL qui en humble artisan, lui a donné d'emblée tout ce qu'il pouvait.

 

Le résultat ne s'est pas fait attendre, et ce cru s'est propulsé dans le top 15 des meilleurs Pomerols.

 Feytit-clinet-04--3---500-.jpg

Le millésime 2004 a confirmé l'excellence du domaine, après des 2003 superbes (ce qui n'était pas gagné à Pomerol en raison de la canicule), à tel point que lors de la dégustation faite par le syndicat des vins de Pomerol (dégustation qui regroupe tous les domaines hormis deux ou trois) en présence de tous les propriétaires qui goûtent à l'aveugle et notent les vins qui leur sont servis.

Feytit-clinet-04--4---500-.jpg 

Et là, ô surprise...FEYTIT CLINET est arrivé premier devant tout le monde !!!  On peut imaginer la tête des stars de l'appellation quand cela fut connu...

 

Raison de plus pour savoir ce qu'il faut en penser !

J'ai donc ouvert ce soir une bouteille de ce millésime.

 

D'emblée, le nez inspire énormément...un nez de fruits noirs, avec des épices et des notes de roses. Un nez superbe, comme il est rare d'en trouver dans les vins du Bordelais.Feytit-clinet-04--500-.jpg

Mais j'ai été séduit, et même plus que cela.

 

En bouche, c'est d'une délicatesse, d'une onctuosité, d'un équilibre absolument impérieux !!!  Quelle classe, quelle rondeur, on est dans le savoureux, le nuancé, la subtilité.

 

Un vin à tomber par terre de rapport qualité/prix !!!

 

Une superbe bouteille qui se goûte à merveille dès maintenant, mais qui est loind'avoir dit son dernier mot pour autant.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 07:02

Chablis-Foret-2003-Raveneau--1---500-.jpgLa robe est belle d'un joli or soutenu.

 

Le nez présente les notes minérales de pierre à fusil assez caractéristiques de Chablis, avec quelques notes lactiques qui accompagnent. Un vrai nez de Chablis !

 

En bouche, le vin se montre gras, relativement tendu, avec une minéralité qui pointe et des notes de lies très caractéristiques. Ce vin est gras, complet, et présente suffisamment de tension pour être savouré.

  Chablis-Foret-2003-Raveneau--4---500-.jpg

A l'évidence, ce vin s'exprime joliment, et offre une signature du millésime 2003 comme j'en ai rarement gouté !

Chablis Foret 2003 Raveneau (3) [500]On est loin des vins trop mous, gras et pesants, même si l'on aimerait un petit peu plus de mordant. Il y a longtemps que je ne me suis pas régalé avec un blanc de ce millésime !

 

Superbe démonstration d'un terroir qui reprend le dessus sur le millésime, et ce n'est pas fini, car il n'y a aucune raison que le vieillissement ne le gache en quoi que ce soit.

Vraiment une révélation, et la signature d'un très grand vigneron qui fait toujours ressortir les grands terroirs qu'il cultive.

Chablis-Foret-2003-Raveneau--5---500-.jpg

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 07:02

Vosne-Clos-chateau-2000-Liger-belair-Presentation--500-.jpgIl y a des bouteilles, comme ça, qui évoquent bien plus que l'étiquette qu'elles arborent.

 

Un tout petit peu d'histoire bourguignonne. Le domaine LIGER-BELAIR n'existait plus en tant que tel, et il a fallu que Louis-Michel demande à reprendre les rênes de celui-ci, d'une part, et que son père, bienveillant , l'y autorise d'autre part, pour qu'à nouveau le nom retrouve le lustre d'antan.

Vosne-Clos-chateau-2000-Liger-belair-gros-plan-etiq-mille.jpg 

Et c'est justement avec le millésime 2000 que la résurrection a eu lieu !!

 

Avant, il a fallu dénoncer (terme juridique visant à résilier) les baux de fermage donnés jusque là à des négociants pour que les terres puissent à nouveau être cultivées par l'héritier légitime.

  Vosne-Clos-chateau-2000-Liger-belair-papier-soie--500-.jpg

Et si aujourd'hui, le domaine s'est agrandi, au fur et à mesure des parcelles récupérées en fonction de la résiliation des baux ou avec des acquisitions, en 2000 Vosne-Clos-chateau-2000-Liger-belair-millesime-sur-bouchon.jpgil n'y avait que les appellations Vosne Romanée "la Colombière", Vosne Romanée "Clos du Château", et Vosne Romanée 1er cru "les Chaumes". Ce n'est qu'à partir du millésime 2002 que les Reignots, et surtout LA ROMANEE sont revenus dans le giron du domaine.

  Vosne-Clos-chateau-2000-Liger-belair-bouchon--500-.jpg

Ce bref historique établi, venons en au vin du jour.

 

Tout d'abord, quelques mots du millésime 2000.

Très forte charge sur les pieds de vignes, même chez ceux qui ont taillé très court. Il y a, comme ça, des années particulièrement abondantes que dame nature offre...

Mais en plus, le millésime s'est avéré assez pluvieux, avec une difficulté à atteindre la parfaite maturité.

 

Le résultat, c'est que forte charge + pluie = raisins un peu délavés, souplesse, manque de matière, d'une manière générale.

 

Pas évident de débuter avec un milllésime un peu compliqué...et pourtant !

 

La robe est assez soutenue. On n'est pas dans le rubis clair (cela eut été possible compte tenu du millésime) ni dans l'extraction maximale.

  Vosne-Clos-chateau-2000-Liger-belair-contre-etiq--500-.jpg

Au nez, de très jolis arômes de Pinot viennent chatouiller les naseaux, arômes tournant progressivement vers des notes un peu griotte, un peu kirsch, mais toujours bien fraiches.

 

La bouche offre d'emblée une puissance fruitée qui ravit. Le vin est assez équilibré, les tannins fondus (on n'a pas échappé à une extraction un tout petit plus forte que la moyenne) et l'ensemble se révèle très agréable, avec une belle longueur qui oscille entre la griotte et le fruit confit.

  Vosne-Clos-chateau-2000-Liger-belair-etiq-gros-plan--500-.jpg

Mais assez étonnamment je pense que ce 2000 est loin d'être tout à fait accompli, et qu'il est actuellement entre deux phases qui ne lui permettent pas d'exprimer encore totalement son potentiel.

 

Il est fort bon, certes, mais il va encore gagner et se fondre.

 

Ne jouons pas les intégristes pour autant, ce vin est délicieux, mais je suis convaincu qu'il réserve de très belles surprises encore.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 07:03

CHAMP-CANET-96-SAUZET--500-.jpgHummmm... les jolis Bourgognes Blancs du millésime 96 !  Que sont ils devenus, eux qui sont taillés pour la longue garde ?

 

Ben, je me suis dit qu'il fallait aller vérifier par soi-même, alors j'ai sorti une quille de la cave...

 

Les premiers crus doivent commencer à s'ouvrir pensais-je, alors j'ai mis la main sur l'un d'entre eux. Les Combettes du même producteur ? Ah non...ça ne doit pas être encore prêt un vin pareil. Regardons l'étage en dessous ! Champ Canet...

 

Bonne pioche !! Un vin de début de côteau, alliant le gras à l'élégance, ça devait pouvoir le faire...

 

Aie...à l'ouverture, le nez présente une petite déviance aromatique à cause du bouchon. Je m'attendais à plein de choses, même les pires car 96 est le millésime avec lequel les Bourguignons ont connu le plus de déboires, et certaines bouteilles sont totalement oxydées, mais là pas du tout. Un bel or pas encore entamé, un vin qui respire la fraicheur, sauf que le bouchon....pas grand chose, juste un petit truc qui empêche que le plaisir soit total, mais suffisamment effacé en même temps pour que le vin ne finisse pas à l'évier.

 

Dommage, parce que côté constitution, ce vin présentait un gras et une élégance tout à fait à la hauteur du millésime.

 

Donc, on ne va pas épiloguer ni faire un vrai compte-rendu parce que j'ai passé un moment sympa, sans plus.

 

Satané bouchon !!!!

 

CHAMP-CANET-96-SAUZET--7---500--copie-1.jpg

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 07:02

CORTON-CHARLEMAGNE-93-COCHE-DURY-presentation--500-.jpgJe vous en ai présenté des bouteilles fantastiques sur ce blog, mais là, c'est le mythe absolu! La bouteille dont tout le monde a entendu parler mais que personne n'a jamais goutée...

 

Et pourtant, il y en a qui les boivent...votre serviteur par exemple. Je sais parfaitement le prix que cela vaut sur le marché, mais des vins comme ceux de ce domaine ne devraient jamais faire l'objet de spéculations, et rester un plaisir divin que l'on s'octroie de temps à autre.

 CORTON-CHARLEMAGNE-93-COCHE-DURY-Bouchon1---500-.jpg

N'est ce pas cela la vraie vie ?

 

C'est ma philosophie en tout cas, et j'avais décidé d'ouvrir ce CORTON CHARLEMAGNE 1993 car je subodorais qu'il devrait bien aller avec le homard...

 

1993 est une petite année en Bourgogne blanc, mais ce millésime a fort bien évolué avec les années, et l'aspect ingrat de sa jeunesse s'est généralement mué avec le temps en des vins vifs de demi-corps, très agréable à boire depuis 4/5 ans.

 CORTON-CHARLEMAGNE-93-COCHE-DURY-bouchon2---500-.jpg

Le CORTON CHARLEMAGNE  de COCHE DURY est une rareté (la parcelle est aussi minuscule que la réputation du domaine est énorme) qui s'arrache d'un bout à l'autre de la planète et aboutit d'ailleurs à des prix stratosphériques largement exagérés qui empêchent trop souvent les heureux possesseurs de quelques flacons d'y prendre un vrai plaisir hédoniste.

 CORTON-CHARLEMAGNE-93-COCHE-DURY-etiq-gros-plan--500-.jpg

Bref, en l'ouvrant je savourais à l'avance l'instant solennel où j'y tremperais mes lèvres.

Moment privilégié où je partage avec les rois les princes et les milliardaires de la planète ce breuvage superbe qui fait tant rêver...

 

Le nez apparait très minéral, avec une bonne dose de fruits également. Un nez épanoui, plein de circonvolutions, et qui enchante les naseaux...

 CORTON-CHARLEMAGNE-93-COCHE-DURY-millesime---500-.jpg

En bouche, le gras impressionne, suivi par le caractère minéral, et le vin s'étire longuement. C'est presque visqueux (en dépit du millésime !!) et déploit une grande richesse et une belle allonge.

 

Toutefois, il faut rester objectif et ne pas se laisser subjuguer par la réputation du vin, j'ai beaucoup aimé, certes, mais sans avoir l'impression sidérante qu'il m'est arrivé de ressentir sur d'autres millésimes. CORTON-CHARLEMAGNE-93-COCHE-DURY-ds-verre--500-.jpgIl manquait un tout petit peu de tension pour réaliser le parfait équilibre. Ne faisons pas la fine bouche pour autant, des vins comme celui là, je veux bien en boire tous les jours !!!!

 

Et pour accompagner le homard aux truffes et beurre vanillé, il fut un parfait compagnon.

 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 21:16

SAVIGNY 98 ROUGET (1) [500]En Bourgogne, d'une manière générale, les vins blancs sont presque tous issus (à 99,99 %) de la côte de Beaune. Rares sont les exceptions, et elles sont le plus souvent anecdotiques. (MUSIGNY Blanc du Dne DE VOGUE, NUITS ST GEORGES 1er cru "Clos de la Maréchale" Blanc du Domaine MUGNIER, MOREY ST DENIS Blanc "Clos des Monts Luisants" du Domaine PONSOT).

 

Par contre, en ce qui concerne les rouges, la répartition entre Côte de Nuits et Côte de Beaune est moins caricaturale. On va dire que c'est 80/20

 

Donc, il n'est pas rare de boire un rouge de la Côte de Beaune.

Généralement ils offrent un corps tout en délicatesse (hormis peut-être Pommard ! ) avec une finesse exquise et beaucoup de parfums.

 

Le Savigny les Beaune que j'ai ouvert ce soir provient du célébrissime Domaine Emmanuel ROUGET dont j'ai parlé plusieurs fois sur ce blog.

 

Le millésime 98 fut un millésime surprenant. Une gelée tardive de fin Avril n'avait apparemment pas trop fait de dégâts...sauf qu'au moment de la vendange, on s'est rendu compte qu'il manquait beaucoup de raisins...et que les maturités étaient parfois un peu disparates !

Ceci vaut surtout pour les premiers crus, car bizarrement, c'est le côteau qui a principalement subi le gel mais pas trop la plaine.

 

Bref, tout cela pour vous donner une petite présentation du vin du jour !

  SAVIGNY-98-ROUGET--500-.jpg

Emmanuel ROUGET se souviendra longtemps de la vendange 98...à quelques jours du ban des vendanges, il s'est profondément ouvert une main, et a failli perdre l'usage de celle-ci tellement l'entaille fut profonde allant jusqu'à toucher le tendon !!

 

Pas facile de vinifier dans de telles conditions. Mais je soupçonne le gentil tonton (Henri JAYER) d'avoir été très présent auprès de son neveu cette année là. Les robes des vins sont d'ailleurs étonnamment semblables à celles qu'il avait l'habitude de faire...

 

Au nez, le vin présente des arômes assez variés, essentiellement de fruit, mais les pointes florales sont derrière.

 

Bien plus expressive se montre la bouche, avec un cortège de fruits frais qui font la roue et alternent leurs expressions. C'est assez plein, d'une bonne délicatesse, mais à ma surprise, ce vin n'est pas encore totalement épanoui. Il subsiste une petite réserve, qui donne la sensation que ce vin est encore entre deux phases.

 

Il n'exhibe pas les arômes secondaires ni tertiaires avec une vraie netteté.

 

Il faut encore l'attendre. Non pas qu'il ne soit pas agréable, mais plutôt parce que l'on devine bien son potentiel, et qu'il ne l'exprime presque pas. La rondeur lui manque, une pointe de tannins se fait jour...

 

Encore 2 ou 3 années de patience...

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 20:49

Chassagne-Truffiere-2004-Niellon-Presentation--500-.jpgMichel NIELLON est un grand viticulteur bien plus connu à l'étranger qu'en France.

 

Et pour cause ! Jusqu'à un passé récent, il vendait 99% de sa production à l'export où ses vins s'arrachaient.

 

Un très léger recentrage sur la France permet désormais de trouver parfois quelques un de ses vins.  Il n'a de vignes que sur la commune de Chassagne Montrachet, un peu de villages, 6 parcelles de premiers crus, et deux grands crus que sont Batard Montrachet et Chevalier Montrachet, tous les deux produits à volumes microscopiques...

 Chassagne-Truffiere-2004-Niellon-etiq-gros-plan--500-.jpg

Le style ici est principalement sur le gras et l'équilibre dans la richesse. Ses vins sont de demie-garde généralement et se goûtent à merveille entre 5 et 10 ans.


Au sommet des parcelles de premiers crus qu'il cultive, se trouve le "clos de la Truffière" .  Les vignes sont âgées (60 ans en moyenne) et produisent un vin très gras à la minéralité bien affirmée.

 

 Le millésime 2004 est un très joli millésime de blanc en Bourgogne, bien plus intéressant dans cette couleur qu'en rouge.

 Chassagne-Truffiere-2004-Niellon-millesime--500-.jpg

 L'occasion était donc belle de faire cette expérience.

 

 Le premier nez libère de francs arômes de fruits, de brioche, et une perception minérale très nette qui accompagne le tout. Assurément un joli bouquet !!!

 

 En bouche, l'équilibre est magistral, avec un gras superbe qui accompagne de bonnes notes vanillées de la barrique et un fruit riche.  Du beau vin, puissant et maitrisé en même temps, avec cette rondeur propre aux grands Chardonnay...

 Chassagne-Truffiere-2004-Niellon-ds-verre--500--copie-1.jpg

 Une expression de bouche impérieuse, pleine de grâce et d'allant. C'est riche et onctueux à la fois. Ce vin exprime très bien le terroir de Chassagne, fait de gras, de rondeur et de richesse. Il se goûte fort bien mais n'a pas encore atteint sa plénitude. Les notes beurrées si caractéristiques d'n grand Chardonnay à parfaite évolution pointent derrière mais ne sont pas encore installées. D'ici 2 ans cela devrait faire un truc superbe !

 

Rendez-vous à ce moment là ?

 

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