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  • : La cuisine de Papada
  • : Papada c'est pour dire Papa d'Amour ! C'est comme ça que mes enfants m'appellaient quand ils étaient plus petits et que je leur préparais plein de petits plats inventifs pour leur faire plaisir. Ils ont grandi mais ils adorent toujours mes petits plats ! Alors pourquoi ne pas vous faire partager mes trouvailes ou mes grands classiques ?
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 08:00
Le Clos de la Barre est un monopole du prestigieux Domaine des COMTES LAFON à MEURSAULT. (le meilleur domaine, à Meursault, après celui du fantastique Jean-François COCHE-DURY)

Et le millésime 1999 a été particulièrement réussi en Bourgogne, principalement en rouge, certes, où il a été le millésime phare de la décennie 90 en concurrence avec 1990 au titre du millésime de la décennie.
La récole fut superbe et très généreuse en quantité, mais la qualité a été telle qu'il a fallu modifier par décret le fameux "Plafond Limite de Classement" (P.L.C.) pour autoriser les vignerons à ne pas mettre au ruisseau ce que la nature a prodigué.

La bouteille que j'ai bue ce soir est l'exemple même des vertus de ce millésime.

Très puissant au nez, avec des notes de lies, de minéralité, et quelques aspects plus classiques de fleurs. Un nez moyennement évolué, pas encore tout à fait accompli. En bouche, le gras impressionne, la richesse de texture aussi. Il y a de la puissance, de la chair, du gras de la densité. Ce vin vous remplit la bouche et vient vous saturer les papilles.

On sent une structure bien dessinée, une vraie race à ce vin qui n'est pourtant qu'une appellation "village". L'équilibre est parfait entre tous ses composants, et la longueur en bouche particulièrement impressionnante.

Dans une phase secondaire de son expression, il procure un réel plaisir aujourd'hui, mais mérite pourtant d'être encore attendu au minimum une paire d'années, le temps qu'il bascule sur ses arômes tertiaires et nous offre le feu d'artifice auquel il est voué !

Je l'ai goûté pour accompagner de très belle rillettes de lapin que Madame a concoctées ce soir. Mais elle garde jalousement sa recette, donc vous n'en entendrez pas parler pour l'instant...
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:00
Ca faisait longtemps que je n'avais pas goûté un morceau de légende...à Chateauneuf du Pape, le Chateau RAYAS est un peu comme le chateau YQUEM à Sauternes.

La bouteille du millésime 1996 que j'ai ouverte avait été vinifiée par l'illustre Jacques REYNAUD qui a eu la mauvaise idée de disparaitre en janvier 1997, et c'est son talentueux neveu, Emmanuel REYNAUD qui a repris la suite avec beaucoup de brio.

Au nez, le vin présente des arômes très frais de griotte, de cerise, d'épices et d'herbes sauvages, un beau bouquet qui commence juste à s'épanouir, mais ce n'est pas du tout un vin au nez abrupt et anguleux comme on en trouve souvent à Chateauneuf.

L'attaque se montre gorgée de fruits, relativement suave, le vin révèle sa densité (vieilles vignes de Grenache sur un sol silicieux) et sa remarquable finesse de texture qui en font un vin à part, où la finesse prime sur l'opulence, non pas qu'il soit dépourvu de cette dernière, mais plutôt grâce à cet équilibre rare qui signe le tour de force du vinificateur, arrivant à presque gommer le caractère exubérant propre à l'appellation.

Très long en bouche, perpétuant les arômes de fruits et d'épices, il montre quelques pointes de raisins de Corinthe, de subtiles notes figuées qui complètent le tableau.

Un très beau vin aux reliefs polis, plein de chair, qui s'ouvre mais n'a pas encore atteint sa parfaite maturité.
Mais quel plaisir il offre déjà !
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 08:00
LEOVILLE BARTON est surement le vin le plus régulier des 15 dernières années à St Julien, dans le Bordelais.
Le plus régulier et le plus abordable aussi.

Dans ce millésime 1997, assez controversé, ce château a produit une très belle bouteille.

Voici le commentaire que j'en ai fait, verre en main, pour juger de son évolution:

La robe est très dense, sombre, difficilement pénétrable. Au nez, de très belles notes d'épîces douces s'échappent, acocmpagnées par d'autres arômes un peu plus sauvages, des notes iodées, et des raisins secs. Le tout forme un joli bouquet, d'une réelle distinction.

En bouche, l'attaque est franche, belle, expressive, avec du relief, la matière est fondue, les tannins digérés, seule la petite pointe d'austérité et de verdeur en arrière plan signe le millésime, avant de  terminer longuement sur des accents terriens.
Ce vin est au début de son apogée, prêt à être bu, sans se presser toutefois.

On sent beaucoup de classe dans cette bouteille, qui exprime le raffinement Bordelais, cette élégance réelle qui sied aux meilleurs crus.

LEOVILLE BARTON est de ceux là, et en avoir dans sa cave est un vrai plaisir.

Je l'ai dégusté en accompagnement d'un filet mignon de porc avec petits pois pommes de terres et échalotes. Le mariage fut consommé sans contestation !
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 12:00

Une bouteille que j'ai dégustée cette semaine. Un producteur merveilleux qui a, hélas, choisi de disparaitre en Janvier 2007, mais cette bouteille parle pour lui.

2001 n'est pas un de mes millésimes préférés en Bourgogne, j'ai toujours trouvé que les vins ont un côté un petit peu dur, et j'avais été assez déçu chez nombre de vignerons pourtant prestigieux, lorsque j'avais goûté leur productions sur le fût.

Chez Denis MORTET, le contraste avait été saisissant. Un rayon de soleil !

Ce GEVREY CHAMBERTIN est donc un "village", et le nom "en Motrot" désigne une parcelle spécifique de la commune, dont il est issu.

Le nez est un vrai plaisir. Il "pinote" à souhait. On sent de puissants effluves de fruits rouges, assez intenses, mêlant la cerise, la framboise et quelques épices qui ravissent les "naseaux". Un vrai beau nez, qui commence déjà à dévoiler de beaux arômes secondaires.
En bouche, le velouté est la vraie signature du vigneron. C'est précis, très bien structuré, puissant juste ce qu'il faut, avec des tannins bien rangés.

Et puis, la longueur finale est une vraie promesse de "revenez-y" !

Beaucoup de suavité pour ce vin qui se montre déjà très aimable, mais qui n'en est pas pour autant à son apogée.
Un beau moment en tout cas.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:00

Aujourd'hui je ne vous parlerai que de dégustation d'un vin, et pas d'une recette. J'ai décidé de consacrer une partie de mon blog à ces dégustations que je fais régulièrement, ça changera un peu, et je suis que même les "non branchés vin" y trouveront leur compte.

La COTE ROTIE est ce vignoble escarpé que vous voyez quand vous êtes sur l'autoroute du soleil, un peu au sud de LYON, avec des vignes en terrasse, jusqu'à 45° (d'angle pas d'alcool !)

On n'y trouve que des vins rouges sous cette appellation. Historiquement, on distingue la Côte Brune et la Côte Blonde, dont les sous-sols diffèrent et donnent des qualités organoleptiques différentes.
Mais si les vins sont rouges, il peut entrer une part de vin blanc, (jusqu'à 10% voire davantage) issu du cépage Viognier, dans l'assemblage final ! Cela confère à ces vins des arômes floraux assez marqués.

Il y a aussi quelques lieudits, dont les plus célèbres sont "la Mouline", la Landonne", "la Turque" et..."les Grandes places".

Le vin de Jean Michel GERIN est issu de ce dernier lieudit.

Sa robe est sombre mais sans saturation. Le nez exhale de très jolies notes de fruits rouges et noirs, (griotte, cassis) d'épices, et fait vraiment plaisir à humer.
En bouche, il enveloppe bien, les tannins sont presque fondus, la matière est belle, avec beaucoup de nuances de fruits, et la fin de bouche bien longue, comme on les aime, toujours sur du fruit, et des épices qui arrivent ensuite. Le mariage des deux est très agréable.  Cette bouteille est presque à point.
Le millésime 97 dans le Nord de la Vallée du Rhône était intéressant mais n'a jamais suscité un excès d'enthousiasme. C'était une année un peu chaude. qui a eu le défaut de confiturer un peu trop les vins, souvent au détriment de l'équilibre. Et puis, des pluies malvenues ont aussi un peu gâché la fête...Cette bouteille témoigne en tout cas d'une vraie réussite car elle est très équilibrée.

Je l'ai bue à table avec un filet mignon de porc à la crème d'ail et un gratin de pommes de terre Rosevalt. L'accord était très bien.

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