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  • : La cuisine de Papada
  • : Papada c'est pour dire Papa d'Amour ! C'est comme ça que mes enfants m'appellaient quand ils étaient plus petits et que je leur préparais plein de petits plats inventifs pour leur faire plaisir. Ils ont grandi mais ils adorent toujours mes petits plats ! Alors pourquoi ne pas vous faire partager mes trouvailes ou mes grands classiques ?
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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 07:02

Chambolle-Cras-2001-Roumier--500-.jpgPar quoi commencer ? Plein de choses à dire, alors...

 

Allez, le moins intéressant à mes yeux : le millésime 2001 en Bourgogne. Non pas qu'il fut mauvais, mais une petite gelée tardive sur les premiers crus, qui était passée inaperçue ou presque a finalement révélé plus de dommages que prévu.

 

Rendements bien inférieurs à ce qui était attendu, petit décalage de maturité...et au final des tannins un peu plus tendus.

 

Le mieux : CHAMBOLLE MUSIGNY 1er cru "les Cras". Chambolle est l'appellation bénie des dieux, avec Vosne Romanée. A eux deux ce sont les plus formidables villages de la Côte de Nuits, là où la finesse est la plus grande, l'élégance la plus folle.Chambolle-Cras-2001-Roumier--2---500-.jpg

Quant au premier cru "les Cras" il signifie peu ou prou "les craies", signalant en cela un sous-sol où le calcaire domine largement sur l'argile, ce qui donne des vins de finesse remarquable, pas dans la puissance.

 

Le meilleur pour la fin : le domaine Georges ROUMIER à Chambolle.

L'un de ces domaines que le monde entier s'arrache. Une régularité sans faille, une gamme époustouflante, des prix sages...le rêve quoi !

 

Alors ouvrir ce soir cette bouteille fut un plaisir même si je me suis dit que ce vin pouvait commencer à être bu, mais qu'il était loin d'être à point. De temps en temps faut bien essayer des choses !

 

Le nez était gorgé de fruit. Que des fruits rouges qui n'en finissaient plus de se superposer, couche après couche. Des pointes florales également, bref, tout ce qui fait la magnificence du Pinot Noir Bourguignon !

Chambolle-Cras-2001-Roumier--1---500-.jpg 

En bouche, le côté floral était accentué, et accompagnait merveilleusement les notes intenses de fruits frais qu'on avait au nez et que l'on retrouvait, amplifiées. Un vin complet, racé en diable, aux tannins suffisamment fondus pour se faire apprécier. Bref, une sensation de bouche superbe, rehaussée par le final tout en minéralité très fine, laissant une petite sensation bourgeonnante sur la pointe de la langue...

 

Très belle bouteille qui est encore loin de son apogée mais qui m'a donné un vrai beau plaisir.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 07:02

Clavoillon 96 LEFLAIVE (2) [500]J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de ce fameux millésime 96 en Bourgogne, qui m'apparait bien supérieur pour les blancs que pour les rouges. Non pas que ces derniers soient ratés, très très loin de là !!! C'est un très beau millésime en rouge, que certains avaient qualifié d'exceptionnel à sa sortie.

 

Je pense qu'il est vraiment très bon, mais pas aussi grand que certains veulent le dire, et j'ai toujours affirmé que s'il devait mériter un qualificatif extrême, c'est surement pour les blancs qu'il pourrait s'appliquer.

 

Seulement voilà, il ne fallait surtout pas se dépêcher pour ouvrir les bouteilles compte tenu du niveau d'acidité (propice à la garde certes, mais tout de même un peu en excès dans ce millésime), mais il fallait avoir confiance dans le fait que l'acidité pourrait baisser suffisamment sans que le fruit ne disparaisse...là subsiste toutes les interrogations quant à ce millésime.

 Clavoillon 96 LEFLAIVE [500]

Ce soir, c'est le si fameux Domaine LEFLAIVE que j'ai voulu essayer, dans un premier cru particulier "Clavoillon" est un terroir qui fut longtemps planté davantage en rouge qu'en blanc sur Puligny. Cela confère à ce premier cru des nuances particulières.

 

Au nez, de surprenantes notes lactiques, puis des nuances de gateau, fort agréables, mais étonnantes. A l'agitation ce sont des pointes minérales qui jaillissent mais sans envahir les papilles nasales pour autant, puis des nuances de...rhum !!!  J'ai longtemps hésité avant d'écrire ce mot, mais oui, ce sont bien des saveurs rhumées qui se dégagent...

 Clavoillon-96-LEFLAIVE--1---500-.jpg

L'attaque témoigne de la vivacité du millésime, le vin est beau, plaisant, d'une complexité moyenne, mais il imprègne bien la bouche et fait saliver.

C'est assez équilibré, pas encore totalement fondu, on n'a pas encore les notes caractéristiques du Chardonnay dans ses nuances fin secondaires début tertiaire.

 

A l'évidence ce vin se goûte bien, mais il n'est pas à point. J'espère qu'il parviendra à se maintenir dans l'équilibre actuel. la fin de bouche, un peu courte me fait craindre un peu...à moins que la bouteille ait un petit défaut ?

 

Il faudrait que je le regoûte...

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 07:02

VASSE-FELIX-2005--2---500-.jpgVous en aviez entendu parler vous de ce vin avant que je n'écrive son nom ici ?

 

Ah...vous non plus ! 

 

Bref, autant vous le dire, avant qu'on ne me l'offre, je n'en avais jamais entendu parler. Il s'agit d'un vin Australien fait à base de Cabernet-Sauvignon et de Merlot.

 

L'Australie est capable de produire des vins de qualité en grandes quantités du fait de sa législation qui permet d'arroser, gommant ainsi l'effet millésime. Bref, d'une année sur l'autre on retrouve plus ou moins les mêmes caractéristiques. De la production de masse, mais pas du tout dénuée d'intérêt !

 VASSE-FELIX-2005--3---500-.jpg

En plus, ils mettent en bouteille avec des bouchons à vis ! Pas de liège ni quoi que ce soit du même style, juste une vis qui protège parfaitement, apparemment puisque ce vin ne présentait aucune note oxydative. Sans doute y a t-il un système sous vide d'air en même temps, sinon je ne vois pas comment cela serait possible.

 

Bref, vous l'avez compris, il y a plus à dire autour de ce vin que dans ce vin lui-même.

Mais pour autant, il était agréable, avec un nez assez franc présentant des arômes classiques de Cabernet. Des épices et du fruit noir.

 VASSE-FELIX-2005--500-.jpg

En bouche, bonne constitution, un vin assez dense, bien expressif en fruit, très bien fait.

Certes, on l'oublie vite, il ne laisse aucun souvenir particulier, et de ce fait aucun défaut sur lequel on pourrait s'appesantir. Le genre de vin qu'on pourrait vous servir à l'aveugle sans que vous déceliez la provenance. Personnellement il m'a rappelé certains vins du sud de la France, des terroirs chauds complantés de Cabernet. Il y en a tellement maintenant...

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 07:02

VIRE-CLESSE-2004-Thevenet--500-.jpgRécemment au restaurant, j'ai eu l'occasion de goûter une demie-bouteille de ce vin fait par un remarquable producteur, tout à fait en dehors des sentiers battus car il fait des cuvées assez exceptionnelles avec beaucoup d'essais de vinification ou délevage.

Il est assez rare de trouver une de ses bouteilles au restaurant car il faut vraiment que le propriétaire soit un tantinet connaisseur pour oser mettre de tels vins à la carte.

 

Mais quand j'ai vu cela j'ai sauté sur l'occasion.

  VIRE CLESSE 2004 Thévenet bis [500]

Bien m'en a pris !  Au nez, ce fut un subtil mélange de fleurs blanches et une forte puissance minérale. Un nez très particulier, puissant, complexe.

 

Qu'allait il advenir en bouche ? Eh bien c'était un vin très agréable, avec beaucoup de gras (étonnant pour un Macon !) et une jolie chair qui enveloppait bien les papilles avant de s'exprimer assez longuement sur des nuances fortement minérales en fin de bouche.

VIRE CLESSE 2004 Thévenet ter [500] 

Bref, une bouteille qui surclasse pratiquement tout ce qui se fait dans l'appellation, et qui était loin d'avoir dit son dernier mot.


Quant à moi, je suis très content de l'avoir bue, et je ne peux que recommander à ceux qui auraient la possibilité d'en acheter de le faire.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 07:02

chablis montée Tonnerre 95 Raveneau (4) [500]Faute de grives...on se contentera de merles dit le proverbe !

 

Ce soir là, j'ai voulu régaler mon hôte, très grand viticulteur Bourguignon, et après avoir pris l'apéritif avec un superbe PULIGNY MONTRACHET "les Enseignères" 1999 de chez Jean François COCHE DURY, j'ai ouvert un CHABLIS Grand cru "Valmur" 1997 de RAVENEAU pour le premier plat.

 

Pas de pot...la bouteille était terriblement bouchonnée !!! Arghhhh...enfer et damnation. C'était la seule que j'avais.

Alors j'ai foncé prendre autre chose qui puisse quand même faire honneur à mon invité, et j'ai saisi ce superbe 1er cru "Montée de Tonnerre" dans le millésime 95 dont on parle peu. Il faut dire qu'il fut si peu abondant qu'on n'en trouve guère...

chablis-montee-Tonnerre-95-Raveneau-Valmur97--500-.jpg 

Bref, la déception du grand cru passée, nous avons apprécié la forte minéralité qui semblait jaillir du verre. Un vin pur, "caillouteux" à souhait.

De beaux arômes floraux escortaient le côté minéral et renforçaient la saveur du bouquet.

 

En bouche, la puissance maitrisée !! Difficile de qualifier mieux en quelques mots.

Toute l'énergie minérale semble s'être transférée dans ce vin, mais sans à coups, sans rien d'abrupt.

 chablis-montee-Tonnerre-95-Raveneau-bouchon--500-.jpg

C'est tendu à souhait et en même temps suffisamment rond et épanoui pour permettre un plaisir certain.

 

Beaucoup de race dans cette bouteille, beaucoup de classe.

 

Et il n'y avait aucune urgence à la boire. Dans 10 ans ce vin sera encore bien présent !!

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 07:02

Beaucastel-HJP-2001--2---500-.jpgA Chateauneuf du Pape, il y a peu de cuvées qui se distinguent particulièrement. Chacun connait les vins capiteux, souvent trop lourds, qui sont produits sur ce terroir.

Beaucastel-HJP-2001--3---500-.jpg 

Pourtant il existe quelques cuvées d'exception, le Chateau RAYAS, La cuvée DA CAPO du domaine PEGAÜ, la cuvée "Secret de SABON", et la cuvée "Hommage à Jacques PERRIN du Chateau de BEAUCASTEL.

 

J'en ouvre rarement. Il ne s'en produit pas beaucoup, et c'est la bagarre pour en obtenir.

 

Un ami m'avait ouvert une bouteille du millésime 2000 il y a moins d'un an et j'avais beaucoup aimé. J'ai voulu rééditer la chose dans un autre millésime.

 

2001 est une belle année à Chateauneuf du Pape, les vins sont sérieux, solides, puissants, tanniques, et fait pour la Beaucastel-HJP-2001--500-.jpglongue garde. C'était un peu gonflé d'ouvrir une bouteille aussi jeune, mais j'avais envie d'essayer.

 

La robe est d'une rare densité de couleur. C'est noir...

 

Au nez, de puissants effluves iodés se mélangent avec des notes florales et surtout beaucoup de fruits noirs, et des accents sauvages. Un nez très complexe donc, mais pas encore totalement épanoui.

 

En bouche, on boit de l'essence de raisin. C'est extrêmement concentré, et ravive les sensations du nez. On est dans du fruit noir et du sauvage.

 

C'est une bouche très originale. On croit macher de la terre parfumée aux fruits noirs. La sensation est profonde.
Beaucastel-HJP-2001--1---500-.jpg
Ce n'est pas le vin qui m'a le plus enthousiasmé, mais je dois reconnaitre qu'il y a quelque chose de spécial dans ce vin. Il traduit admirablement l'adéquation entre un sol et des cépages. Quelque chose de brut, de viril, d'insolent comme un soleil de plomb sur un ciel d'azur.

 

On est très loin des caricatures de Chateauneuf. A l'aveugle, j'aurais misé sur une grande Côte Rotie en raison de la qualité du grain du vin, et cette impression de sérieux et de raffinement que donnent les grands vins du Nord des Côtes du Rhone.

 

La longueur est vraiment excellente, et varie sur les mêmes registres que la bouche.

 

Bien sur, cette bouteille a été ouverte trop tôt. je réserverai la prochaine pour dans 5 à 10 ans. Mais j'ai bien aimé ce que j'ai découvert en elle.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 07:02

Chaumees-96-NIELLON--500-.jpgEn voilà un titre à rallonge !!

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas testé cette bouteille. Il faut dire que je bois peu de vins du millésime 1996 que ce soit à Bordeaux ou en Bourgogne d'ailleurs, mais pour des raisons bien différentes.

 

A Bordeaux, c'est un très grand millésime sur la rive gauche (Médoc) avec des vins très fermés, puissants, dotés de beaucoup de tannins.

En Bourgogne, c'est une année qui a donné des vins possédant une acidité assez exceptionnelle, mais tempérée par une matière qui devrait permettre pour les grands vins blancs, de tenir le coup, le temps que les vins s'arrondissent.

 

Bref, une année délicate, décrétée excellente en Bourgogne, mais qui devrait d'avérer un peu moins grand que ce que l'on imagine, au moins pour les vins rouges.

 Chaumees-96-NIELLON--2---500-.jpg

En ce qui concerne les blancs de Bourgogne, on peut avoir des espoirs plus sérieux, mais ce sont des vins  à observer de près.

 

La seule crainte étant que l'acidité soit toujours omniprésente et que le fruit se fane avant qu'elle ne s'adoucisse.

 

Rien n'est joué, mais j'ai le sentiment que ce sera quoi qu'on en dise un très grand millésime de blanc Bourguignon.

 

La bouteille que j'ai bue ce soir m'a confirmé ce sentiment que j'ai eu dès la naissance de ce millésime.
Je me souviens l'avoir goûté au tonneau chez les meilleurs producteurs, et j'ai encore en mémoire les fantastiques arômes de fruits exotiques, et d'agrumes qui ont vraiment marqué ce millésime.

 

Michel NIELLON est un grand viticulteur pas très connu en France car pendant très longtemps il vendait la totalité de ses vins à l'export, où il était une véritable star. Depuis, il a un peu corrigé le tir et réservé une partie ( - de 10%) pour le marché Français, si bien qu'on peut en trouver un peu sur le territoire national.

 

Ce premier cru "les Chaumées-Clos de la Truffière" figure parmi les meilleurs premiers crus de Chassagne, et chez Michel NIELLON, il est, en plus, planté avec les plus vieilles vignes du dimaine (supérieur à 60 ans d'âge en moyenne !!!)

 Chaumees-96-NIELLON--1---500-.jpg

Au nez, on sent une vraie tension, ainsi que quelques arômes secondaires qui s'installent, preuve que le vin a entamé une bonne évolution.

Toutefois, ce sont encore essentiellement des arômes d'agrumes et un poil exotiques qui dominent, accompagnés par des nuances minérales assez puissantes.

 

En bouche, la matière s'impose. C'est gras, volumineux, tendu, et là aussi, l'impression reflète parfaitement le nez.

 

C'est un vin sérieux, profond, qui commence à peine à livrer ses secrets. Pourtant il a 14 ans ! Mais dans un millésime pareil, c'est encore bien jeune.

 

J'ai bien apprécié cette énergie, cette matière, cete ensemble qui dévoile un vin en plein devenir. Aucune trace de déséquilibre, juste une harmonie qui se dessine au fur et à mesure que ce vin digère son acidité et laisse transparaitre son fruit.

 

Il n'est pas encore à point, mais d'ici deux à trois ans il devrait affirmer encore plus sont caractère.

 

En tout cas, c'est de la belle ouvrage !

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:02

VOSNE-2003-CATHIARD--1---500-.jpgSylvain CATHIARD est certainement le grand vigneron le moins connu de la Côte de Nuits.

 

D'une discrétion exemplaire, ce travailleur acharné (fort bien secondé par son épouse) a constitué à la force du poignet un domaine remarquable, avec beaucoup de remarquables premiers crus sur Vosne Romanée, dont les fameux "Malconsorts".

 

Mais ce soir, c'est un "simple" Vosne Romanée que j'ai voulu déguster.

 

Et dans un millésime pas évident...2003 c'est l'année de la canicule, et nombre de vignerons se sont fait piéger par des conditions climatiques hors normes.

 

Les grands ont tiré leur épingle du jeu, comme toujours. Ce vin en témoigne...

 

Belle robe assez dense, d'une grande intensité colorante, et un nez qui embaume les fruits rouges bien frais et les épices.

Aucune déviation aromatique dans ce vin. C'est confit mais dans le noble sens du terme, avec ce côté voluptueux et riche où les arômes se superposent.

 

Très belle attaque. Le vin fait montre d'VOSNE-2003-CATHIARD--500-.jpgune bonne acidité et n'a pas du tout le côté mou qu'on trouve chez certains.

C'est plein de fruit, plein de rondeur, et les tannins sont bien rangés derrière, attendant sagement leur heure.

 

La sensation gourmande est là mais jamais ostentatoire. C'est suffisamment rond pour être dégusté aujourd'hui, mais très loin d'avoir donné tout ce qui est possible.

 

Beaucoup de suavité, et une longueur comme on les aime !

 

C'est avec ces cuvées "de base" que l'on perçoit le mieux le talent des viticulteurs. et Sylvain CATHIARD nous en donne une preuve magistrale !

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 07:02

St-Joseph-2005-CHAVE--1---500-.jpgAh...les vins de Jean Louis CHAVE...une légende dans la vallée du Rhône !

 

Certes, davantage connu pour ses fabuleux Hermitages, il n'en reste pas moins que c'est toujours sur des cuvées très simples que l'on doit voir la marque et la patte d'un très grand vigneron.

 

Saint Joseph est une appellation sympathique où sont produits des tas de vins sympas mais qui ne seront jamais grands hormis quelques rares cuvées situées dans certains lieudits (les vignes de l'Hospice de Guigal par exemple) et aussi certaines parcelles superbement exposées qui sont à même de révéler un grand terroir. Mais elles sont trop peu noimbreuses, et l'appellation trop peu porteuse pour que beaucoup se donnent la peine de révéler un grand vin.

  St-Joseph-2005-CHAVE-Bouchon--500-.jpg

2005 est un excellent millésime en vallée du Rhône (et partout en France d'ailleurs, sauf en Provence !) et l'alliance d'un grand millésime et d'un nom célébrissime promettait.

 

La robe est noire, totalement impénétrable.

 

Au nez, on trouve de subtils effluves de groseille, de griotte, d'épices, de myrtille...bref un cortège de fruits noirs ainsi que beaucoup d'autres accents, iodés, sauvages, arômes de garrigue etc...un nez complexe et riche. 

 St Joseph 2005 CHAVE [500]

Très belle attaque en bouche, le vin est dense, il déploie une matière magnifique, équilibrée, avec des tannins présents mais très bien rangés. Ce vin est ample, généreux, il se ferait presque suave tant il veut s'arrondir.

 

Quelle belle bouteille, riche dans sa simplicité, mais d'une evergure comme on trouve si rarement dans cette appellation. Et une longueur toute en fruit...
St-Joseph-2005-CHAVE-Bouchon-bis--500-.jpg
Incontestablement, il n'y a pas besoin de grandes cuvées pour reconnaitre un formidable vigneron. Quel plaisir qui me réconcilie avec la modestie de l'appellation !

 

Bravo Monsieur CHAVE !!!

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:02

RSV-96-DRC--500-.jpgAllez...ne le cachons pas...je suis obligé d'avouer qu'il y a des moments pire que celui là à vivre dans une vie de dégustateur

 

Mais j'avais à ma table ce soir un très grand vigneron Bourguignon et j'ai trouvé que c'était un prétexte parfait pour ouvrir une grande bouteille.

 

Vous auriez fait quoi vous ? Z'auriez ouvert un petit Côtes de Provence pour lui montrer qu'on n'était pas ignare non plus dans le coin ? Ou un Côteaux de Pierrevert, histoire de montrer que même des appellations méconnues peuvent faire des vins sympas ?

 

Et puis cela m'a donné l'occasion de goûter un 96. Ce n'est pas un millésime que je goûte souvent en Bourgogne. Il faut dire que ce millésime possède depuis le départ une acidité assez forte, qui prédispose au vieillissement, certes, mais qui impliquait tout de même de donner aux vins le temps de s'arrondir un peu, et ce, en blanc comme en rouge pour la partie Bourguignonne.

 

Bref, ce soir, j'ai pu tester de l'évolution...

 

Le nez est très agréable, franchement orienté vers la rose, davantage encore que sur les fruits rouges. Un nez délicat, un parfum subtil !

 

En bouche, ma première impression fut d'être un peu surpris que ce vin soit aussi relativement accessible. Entendons nous bien, RSV-96-DRC--1---500-.jpgil n'est pas prêt, mais je craignais qu'il fut plus fermé, et que l'acidité serait plus féroce que celle que j'ai trouvée. Mais non, ce vin se goûtait plutôt bien. Le corps est enveloppé de soie...c'est d'une grande harmonie.

 

Seule la sensation de fin de bouche est venue me rappeler cette particularité de la Romanée St Vivant du domaine de la Romanée Conti , à savoir cette espèce d'amertume, un peu incompréhensible et dérangeante mais qui signe parfaitement ce vin au domaine.  Pour en avoir parlé à plusieur reprises avec le maitre de chais, Bernard NOBLET, celui ci constate en effet cette amertume qui est la vraie signature de la St Vivant chez eux.

 

A noter toutefois, que ce petit défaut a été corrigé à partir du début des années 2000, (ne me demandez pas comment !) et que ceci n'apparait plus dans les derniers millésimes.

 

Mais revenons à notre vin. Long et puissant dans la délicatesse. N'était ce final un peu  déconcertant, on aurait eu un très grand moment. Là ce fut juste un grand moment !

 

Et partagé avec quelqu'un particulièrement à même de l'apprécier...

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