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  • : La cuisine de Papada
  • : Papada c'est pour dire Papa d'Amour ! C'est comme ça que mes enfants m'appellaient quand ils étaient plus petits et que je leur préparais plein de petits plats inventifs pour leur faire plaisir. Ils ont grandi mais ils adorent toujours mes petits plats ! Alors pourquoi ne pas vous faire partager mes trouvailes ou mes grands classiques ?
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 07:02

Morgeot 96 RAMONET (1) [500]1996...une année si particulière pour les blancs de Bourgogne.

Tellement d'acidité au départ qu'au milieu du concert de louanges qui ont accompagné le millésime, certains n'ont pas tardé à dire que ce ne serait pas un grand millésime car jamais l'acidité ne se fondrait suffisamment bla bla bla...

 

Je n'étais pas de ceux là. J'ai toujours pensé que c'était un très grand millésime de blanc (plus réservé sur les rouges pour lesquels je pense qu'il s'agit d'un très bon millésime mais pas aussi grand qu'en blanc) et toutes les dégustations que j'ai faites depuis lors m'ont conforté dans mon jugement initial.

  Morgeot-96-RAMONET--500-.jpg

Un millésime de grande garde en tout cas. Il ne fallait surtout pas ouvrir la moindre bouteille avant qu'elle ait atteint 10 ans d'âge.

 

Donc selon l'adage de la fable qui veut que "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage", j'ai attendu mon heure et mis en cave beaucoup de 96 en Bourgogne Blanc. Bien m'en a pris.

 

Ce soir, j'ai goûté ce premier cru du domaine RAMONET. Le si célèbre domaine RAMONET qui a été une des gloires de la Bourgogne jusqu'au début des années 80, avant de baisser presque dramatiquement lorsque le grand-père a passé la main aux neveux.

 

On ne refait pas l'histoire...

 

Concentrons nous plutôt sur ce vin. Le premier cru "Morgeot" est le plus important des premiers crus de Chassagne en terme de superficie, et le domaine RAMONET en possède une grande parcelle.

 Morgeot-96-RAMONET--4---500-.jpg

Au nez, on se régale avec des arômes bien évolués tirant sur le coing, la poire, avant d'exhiber des nuances minérales . Un nez parfaitement accompli, qui me semble au maximum de ce qu'il peut donner. Incontestablement sur sa phase plateau, il devrait perdurer encore deux ou trois ans à ce stade avant d'aller vers des notes plus "rancios".

 

En bouche, c'est gras, rond, encore un peu vif mais juste ce qu'il faut pour sous-tendre la matière. La minéralité s'exprime parfaitement, et surtout en fin de bouche.

Un beau vin, parfait à boire auujourd'hui et dans les deux années à venir, d'un équilibre excellent et qui régale son homme !

 

Que demander de plus ?

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 07:02

GEVREY-2000-POTEL-N--2---500-.jpgIl est rare que je boive des vins de chez Nicolas POTEL, et encore plus quand il s'agit de crus de la Côte de Nuits.

Nicolas POTEL officie généralement en Côte de Beaune, et sa réputation est plutôt dûe à la qualité de ses Volnay.

 

J'étais donc assez curieux de goûter cette bouteille que l'on venait de m'offrir.

  GEVREY-2000-POTEL-N-etiq--500-.jpg

Le millésime 2000 est un millésime abondant, à la maturité difficile en raison de cette même abondance, et de la difficulté qu'ont eus les pieds de vigne à nourrir des grappes surnuméraires...

 

Mais on trouve de fort belles choses dans ce millésime en raison de cette tendresse, cette rondeur un peu inhabituelle.

 

Le tableau étant brossé, voici ce que j'ai pensé de ce vin.

 

Tout d'abord, le nez tire davantage sur les fruits secs et les arômes de purneau/griotte que sur la belle expression de fruit frais d'un grand Pinot noir.  On sent les tannins transpirer derrière ce nez, et ce n'est jamais un trop bon signe...

 GEVREY-2000-POTEL-N--3---500-.jpg

La bouche confirme cette impression, avec une espèce de puissance tannique assez malvenue dans le contexte du millésime, comme si l'on avait voulu faire un peu trop d'extraction dans un millésime qui ne le demandait pas.

Résultat, on a une sorte de dureté qui semble vouloir faire croire que le terroir de Gevrey est tannique et viril, alors qu'il n'y a qu'une erreur de vinification.

 

C'est dommage car, hormis ce défaut davantage dû à l'incompréhension du millésimeet à des pratiques trop systématiques, le vin est agréable.

 

Il ne sera jamais grand, mais c'est un vin assez bien fait.

 

Pas facile pour un viticulteur habitué à travailler la délicatesse des vins de la Côte de Beaune Gevrey-2000-POTEL--500-.jpgde se retrouver à vinifier un Gevrey, et oublier que le terroir finit toujours par reprendre le dessus, et qu'il n'y a pas besoin d'en exacerber les caractéristiques selon l'idée que l'on s'en fait.

 

C'est sans doute cela qui différencie les très grands vignerons des autres...

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:02

DOM-PERIGNON-1982--6---500-.jpgJ'ai un ami qui est fou de Champagne, et grand spécialiste (entre autres) de ce breuvage aérien.

 

L'autre jour, je suis passé chez lui, et il a voulu me faire plaisir (comme j'aime lui faire plaisir quand il vient à la maison boire un coup...) et m'a sorti plusieurs grandes cuvées de Champagne (Grande année 2002 Rosé de BOLLINGER...POL ROGER 1996...) pour terminer avec ce DOM PERIGNON 1982

 

DOM-PERIGNON-1982--2---500-.jpgJe pense qu'il avait un peu envie de faire mon éducation en me faisant boire ces grandes cuvées. Je ne suis pas un fou de Champagne...mais j'ai bien vu qu'il désirait me faire un vrai plaisir.

 

Et dans le domaine du vin, la notion de partage et de convivialité étant primordiale, nous étions dans le même esprit.

 DOM-PERIGNON-1982--1---500-.jpg

La robe était légèrement ambrée. Les bulles fines, on voyait que ce Champagne commençait à avoir de l'âge, mais il avait encore du nerf.

 

De jolies notes émanaient du nez.

Mais c'est en bouche qu'il délivrait son meilleur message. Un message  de paix, de douceur, de subtilité...

 

Cette grande bouteille ne me convertira pas au plaisir du Champagne, mais j'ai passé un bon moment. Je crois que c'est le côté pétillant qui me gêne et m'empêche d'apprécier la texture du vin, il me manque le retour sans les bulles...

 

Mais c'était un instant doux où l'esprit du vin a régné et nous a fait communier. N'est-ce pas là l'essentiel ?

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:02

Montee-tonnerre-03-Raveneau--500-.jpgIl y a deux bonnes infos dans ce titre, et une mauvaise.

 

La première bonne info, c'est Chablis 1er cru "Montée de Tonnerre". Certainement le meilleur des premiers crus de Chablis !

 

La seconde bonne info (et mêle très très bonne) c'est RAVENEAU. L'un des deux extraordinaires producteurs de cette appellation.

 

Ce qui est moins bien par contre, c'est 2003...un millésime hyper solaire, qui a dramatiquement réduit l'acidité des vins blancs un peu partout en France, et donné des expressions souvent lourdes et pas du tout fines.

 Montee-tonnerre-03-Raveneau-Etiq--500-.jpg

Mais bon...après tout, sur un terroir où la minéralité s'exprime fortement, on pouvait peut-être espérer quelque chose...

 

Et je n'ai pas été déçu !!!!!!!  Je dirais même que pour la première fois, j'ai beaucoup aimé un blanc dans ce millésime. Jusqu'alors, j'en avais trouvé certains qui étaient pas mal, mais jamais je ne m'étais vraiment régalé. Je ne peux plus dire cela désormais que j'ai bu ce vin.

 

D'abord, j'ai trouvé un nez où la minéralité jaillissait, accompagnée par de très belles notes de fleurs blanches et d'épices ! C'est rare les épices sur les vins blancs, mais là, on en avait.

 Montee-tonnerre-03-Raveneau-bis--500-.jpg

Mais c'est surtout en bouche qu'on se régalait. L'attaque était franche, sans la mollesse habituelle des vins du millésime et ce surcroit de gras qui sature les papilles dans le mauvais sens du terme, par cette richesse sucrée et unpeu trop exubérante.

Là, on avait vraiment une bonne tension qui précédait un vin assez riche, mais la minéralité jouait pleinement son rôle et donnait un tonus de bouche comme je n'en avais encore jamais trouvé.

 

La fin de bouche était du même acabit, et prolongeait cette belle sensation où la richesse du vin était superbement soutenue par une structure suffisamment acide pour donner une vrai équilibre.

 

Quelplaisir de se réconcilier avec un millésime si difficile, et quelle belle sensation en buvant ce vin.

Merci Monsieur RAVENEAU !

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 07:02

IRANCY-2003-DAUVISSAT--500-.jpgJe vous ai plus souvent habitué à vous sortir des "grandes quilles" que des bouteilles aussi modestes que celle dont je vais vous parler ce soir.

 

Mais quand on aime, il faut varier les plaisirs !

 

Et puis, si j'ai mis cette bouteille dans ma cave, c'est quand même qu'elle devait valoir le coup doivent se dire ceux qui me lisent régulièrement...et ils ont bien raison !

 

Un Bourgogne IRANCY c'est parmi les appellations les moins renommées. C'est un Bourgogne rouge produit dans l'Yonne, dans l'aire d'IRANCY et c'est en général un gentil petit vin à boire vite et à oublier rapidement.

IRANCY-2003-DAUVISSAT-Bis--500-.jpg
Sauf que là...il a été fait par Vincent DAUVISSAT et que c'est un millésime 2003 !

 

 

 

Vincent DAUVISSAT c'est le plus génial producteur de CHABLIS qui fait des vins profonds comme lui, éclairés, vifs, cristallins. En 2003 il a acquis une petite parcelle en Irancy et a décidé de se faire plaisir. Lui qui ne vinifie que des blancs, a du "se reconvertir".

En plus, il est tombé sur une année complètement invraisemblable au niveau de la climatologie. Mais une année aussi solaire que 2003 ne pouvait qu'être prometteuse sur un terroir froid et septentrional comme celui d'Irancy.

 

Le résultat est largement au delà de mes espérances.

 

IRANCY-2003-DAUVISSAT-Ter--500-.jpgLa robe est dense, très colorée, et le nez est un vrai beau nez de Pinot noir qui exhale de subtiles fragrances de fruits très murs, avec la gamme des fruits rouges auxquels s'ajoutent des notes de prunes, et d'épices, puis quelques fragrances florales.

 

En bouche, le vin semble assez épais, la matière impressione eu égard à la modestie de l'appellation. Ce vin est parfaitement équilibré. Sa bouche est ronde, pleine, riche,  le vin s'étire sur le palais et don,ne une superbe sensation fruitée qui ne tombe jamais dans les notes d'alcool. La longueur est étonnante de persistance et toujours sur des notes fruitées.

 

C'est vraiment remarquable d'arriver à faire cela sur un terroir aussi peu côté. Quel grand vinificateur que ce Vincent DAUVISSAT, et quelle intensité ce vin dégage...

 

Une vraie leçon de savoir-faire ! BRAVO Monsieur Vincent...

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 07:02

Fonsalette-Blanc-2000--1---500-.jpgCe n'est pas tous les jours que je vous fais partager mes dégustations de Rhône Blanc.

Et encore moins dans des millésimes un peu anciens comme celui là.

 

Pour parfaire le tableau, il faut quand mêle que je vous dise que ce FONSALETTE c'est l'autre vin du célébrissime domaine du Château RAYAS.

 

C'est peut-être pour cela que je l'apprécie !  en fait je n'aime pas trop les vins blanc sissus des terroirs chauds, je leur trouve souvent une lourdeur et un manque de fraicheur en bouche qui m'empêche de les apprécier.

Il faut donc beaucoup de talent pour arriver à me faire boire une bouteille de ce style.

 Fonsalette-Blanc-2000--500-.jpg

Ce soir j'ai donc ouvert cela au débotté. J'avais même oublié que j'avais ces bouteilles dans ma cave...honte à moi.

 

Je redoutais que les parfums ne tournent un peu sur le rancio et la noix, arômes d'évolution assez classiques au domaine RAYAS pour les blancs, mais il n'en fut rien.

 

J'avais de beaux arômes de fougère, d'épices, et de fruits comme le coing, plus quelques notes de menthol.

Un nez complexe, agréable et puissant.

 

L'attaque est bien grasse, riche, assez puissante, mais ce vin est très équilibré avec une excellente fraîcheur.

Aucune déviance aromatique ou de structure. Un vin plein, parfaitement à son apogée, qui m'a donné un réel plaisir. Certes il n'a pas la grâce d'un grand Chardonnay, mais dans son registre il s'est montré remarquable !

 

Je pense que les autres bouteilles ne vont pas faire long feu car quant un vin est à ce point à son zénith, il faut en profiter !

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 07:02

Vosne-CLos-chateau-2001--500-.jpgIl y a des bouteilles comme cela que l'on attend avec impatience de goûter...parce que la fois précédente on avait tellement adoré le vin qu'on frémit à l'avance à l'idée de revivre une telle sensation. 

 

En même temps, on a un peu peur car la sensation qui est en souvenir est souvent malheureusement rattrapée par la réalité du moment et l'on se demande parfois si' l'on n'avait pas rêvé la fois précédente.

 

Cela faisait 4 ans que je n'avais pas ouvert ce flacon, et j'étais nerveux comme une viande de troisième qualité à l'idée de déboucher cette bouteille qui m'avait tellement enthousiasmé.

 

2001 n'est pas mon millésime préféré en Côte de Nuits, mais Louis-Michel LIGER BELAIR est sans aucun doute l'un des plus brillants viticulteurs,Vosne-clos-du-chateau-2001--500-.jpg et la manière qu'il a eu de s'imposer dans le cénacle des prestigieux vignerons Bourguignons force l'admiration.

 

Le "Clos du Château" est un monopole du domaine, attenant au Chateaude Vosne Romanée, et de ce sol remarquable il est tiré un vin somptueux.

 

Le nez est bouleversant !!!!!!!! Absolument incroyable de trouver un nez aussi épanoui, aussi complexe et raffiné dans un simple Vosne village. Cela dépasse l'entendement !

Une immense masse de fruits rouges dont les couches semblent se superposer à l'infini et ne jamais devoir s'arrêter. Ce n'est plus un nez, c'est un PARFUM !

 

Quand on parvient à s'en extirper, ce qui est loin d'être évident (vous admirerez au passage mon incroyable force de caractère !!  ) on trouve une bouche toute en sensualité , gorgée de fruits frais avec une persistance et une intensité sidérantes !!!

 

Quel bonheur de boire un vin pareil, quel hommage à la Bourgogne...

 Vosne-clos-du-chateau-2001-etiq--500-.jpg

La rondeur et la volupté semble les maitres mots pour le qualifier.

Sacré ntour de force lorsque l'on sait que Louis-Michel LIGER-BELAIR a signé là son second millésime après avoir repris au puissant négociant BOUCHARD les vignes familiales qui étaient en fermage.

 

Pour notre plus grand bonheur car depuis, les vins du domaine ont acquis une notoriété remarquable qui ira s'accentuant dans les années à venir !

 

Mais quel vin !!!!

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 07:02

DUCRU-BEAUCAILLOU-90--500-.jpgAh les grands Bordeaux dans des millésimes légendaires... ce sont les seuls moments où ils pourraient presque rivaliser avec certains Bourgognes !

 

Je suis sérieux en disant cela. Le caractère sérieux des Bordeaux, leur manque de grâce semble tellement évident quand on a la chance de goûter aux meilleurs Bourgognes qu'il devient difficile de se régaler avec les vins de Bordeaux comme on le fait avec la région Bourguignonne où la subtilité est telle qu'elle en devient irrésistible.

 

Allez, j'arrête de m'épancher sur ce sujet pour ne me consacrer qu'au vin du jour.DUCRU-BEAUCAILLOU-90-Bis--500-.jpg

Le Château DUCRU BEAUCAILLOU a longtemps été le phare de St Julien, mais il a été détrôné par LEOVILLE LAS CASES et de temps en temps par LEOVILLE BARTON.

Il n'en reste pas moins un grand vin.

Quant au millésime 1990, il est ce qui s'est fait de mieux depuis 1961 et n'a été supplanté qu'avec 2005 et plus récemment 2009 deux millésimes "monstrueux" (dans le plus noble sens du terme).

 

Donc, la fête se devait d'être au rendez-vous.

Ce n'était pas la première fois que je goûtais ce vin, et la dernière occasion était il y a 4 ans environ et j'en avais gardé un excellent souvenir, comme un vin pratiquement prêt à boire mais auquel il manquait un petit polissage de finition...

 DUCRU-BEAUCAILLOU-90-Ter--500-.jpg

Las...ma bouteille présentait un tout petit défaut, très légèrement liégeuse, elle m'a empêché de savourer cette dernière quille...

 

Bien sur, on sentait encore les épices douces, mais pas avec la même intensité ni qualité que dans mon souvenir. La matière était belle, le grain délicat, mais on avait l'impression que ce vin était un tout petit peu dépassé, à peine...

 

Bref, cela vérifie l'adage qui dit qu'il n'y a pas de grands vins, mais seulement de grandes bouteilles !

 

Je suis certain que ce vin eut été superbe avec une bouteille qui n'aurait pas eu ce petit souci. That's life !

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 07:02

Perrieres-2007-DANCER-Presentation--500-.jpgA Meursault, le 1er cru "les Perrières" est considéré comme une des rares erreurs du classement des vins de Bourgogne (qui date de 1936) et beaucoup disent aujourd'hui qu'il faudrait qu'il soit classé en Grand Cru tellement il est supérieur aux autres premiers crus.

 

La réalité de ceci vient peut-être du fait que Meursault est le seul grand village de la Côte de Beaune à n'avoir aucun grand cru (alors que Chassagne et Puligny en sont pourvus) et que ceci est mal vécu par les vignerons du village...

Perrieres-2007-DANCER-Etiquette--500-.jpg 

Bref, au delà de ces querelles de clochers, il faut reconnaitre la supériorité du climat "'Perrières" sur les autres, ceci étant "aggravé (dans le meilleur sens du terme) par le fait que les meilleurs vignerons de Meursault (COCHE DURY, COMTES LAFON, ROULOT) y possèdent des parcelles et donnent à ce vin une ampleur et une race exceptionnelles.

 

Vincent DANCER est situé sur Chassagne. Ce vigneron étrange et attachant fait preuve d'un très grand talent dans la conduite de ses cuvées, et produit des vins magnifiques, dont celui que j'ai bu aujourd'hui.

 Perrieres-2007-DANCER-gros-plan-etiq--500-.jpg

L'étiquette est à l'image du vigneron...totalement décalée. L'anti-conformisme de Vincent DANCER s'arrête toutefois à la porte de la cuverie. Là, il façonne ses cuvées avec beaucoup de respect et de rigueur.

 

Le nez de ce Meursault "Perrières" 2007 présentait de belles notes vives au nez, un peu agrumes, un peu fruits blancs, et de subtiles notes de fleurs blanches accompagnaient l'ensemble.

 

En bouche, on sentait d'abord la vivacité, puis le vin s'exprimait généreusement mais dans un style assez tendu, comme pour rappeler que c'était un peu criminel de boire un tel vin aussi jeune.

 

La fine expression de bouche témoignait bien de la race du climat. On avait des sensations de cailloux à sucer, (mais pas à croquer fort heureusement !  ) et la fin de bouche conservait cet aspect sérieux avant de déboucher sur une minéralité très précise et délicate.

 Perrieres-2007-DANCER-contre-etiquette--500-.jpg

Bref, un beau vin qui faisait honneur à son terroir, et qui sera surement remarquable d'ici quelques années, car il faut le laisser vieillir bien évidemment.

 

Mais au prix où il était à la carte d'un restaurant, je n'allais tout de même pas laisser passer un tel plaisir !

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 07:02

Chambertin-2000-Tortochot--1---500-.jpgEh eh...un CHAMBERTIN on n'en boit pas tous les jours !...

J'ai trouvé celui-ci à un prix abordable dans un bon restaurant où j'avais invité un grand viticulteur et son épouse.

 

Je n'allais pas leur proposer un petit machin pas cher et sans relief quand même...

 

Bref, mon choix s'est porté sur ce vin pour plusieurs raisons. Le millésime 2000 fait partie de ceux qui sont les plus accessibles par la délicatesse qui caractérise cette année là en Côtes de Nuits. Et cela ne pouvait que rendre plus aimable un Chambertin dont on sait que c'est un vin robuste et large d'épaules.

 

Le domaine TORTOCHOT ne fait pas partie de mes favoris, mais c'était bien là l'occasion de goûter ce que cela valait après tout.

 Chambertin-2000-Tortochot--500-.jpg

Le nez présentait des traces d'évolution, tout comme la robe, un peu tuilée et plus avancée que le nez qui montrait de bons arômes de fruits noirs, assez dans le pruneau et les raisins secs.

 

En bouche le vin était bien carré par sa structure, mais le millésime lui conférait un côté accessible et joyeux. On sentait bien le terroir de Chambertin.

C'est d'ailleurs ce qui se dit toujours pour les grands terroirs. Quels que soient les viticulteurs qui les vinifie, le terroir reprend toujours le dessus au vieillissement. Donc nous avions là un grand terroir vinifié correctement.

 

Ce vin n'était pas à son apogée, mais plus très loin, mais je pense qu'il ne sera jamais très grand. Certains signes ne trompent pas, tels les notes oxydatives de la robe et du nez.
Mais c'était un bon moment quand même. La preuve, il n'en est pas resté !

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