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  • : La cuisine de Papada
  • : Papada c'est pour dire Papa d'Amour ! C'est comme ça que mes enfants m'appellaient quand ils étaient plus petits et que je leur préparais plein de petits plats inventifs pour leur faire plaisir. Ils ont grandi mais ils adorent toujours mes petits plats ! Alors pourquoi ne pas vous faire partager mes trouvailes ou mes grands classiques ?
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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 07:02

Volnay-1er-Bousse-d-or-1988-etiq--500-.jpg1988 n'est pas un millésime que j'apprécie particulièrement en Bourgogne. C'est l'image même du faux bon millésime comme a pu l'être 1983, mais pour d'autres raisons.

 

J'ai toujours trouvé les vins trop tanniques et très rarement j'ai eu un franc plaisir avec un Bourgogne de cette année là.

 

Ce soir, j'avais un accord assez délicat à faire par rapport à une viande, et il m'a semblé qu'un vin de la Côte de Beaune irait bien.

 

Allant visiter ma cave je suis tombé sur cette bouteille oubliée...un très bon ami était allé acheter des vins en Bourgogne en 1991 et m'avait demandé si je voulais des choses. A l'époque j'étais moins affuté qu'aujourd'hui, et je lui ai dit "banco"

 

Il m'avait ramené quelques bouteilles dont celle ci qui représentait pour lui une vraie réussite, principalement parce que le domaine, à l'époque, était extrêmement courtisé et qu'il était particulièrement difficile d'obtenir quoi que ce soit directement au domaine.

 

Ce fut presque comme un trophée qu'il m'a ramené quelques flacons de ce domaine à l'époque prestigieux.

  Volnay-1er-bousse-d-or--500-.jpg

J'avais eu l'occasion d'en goûter deux ou trois dans la décennie 2000 mais sans avoir jamais été convaincu.

Et ce soir, je me suis dit que "ça allait le faire" !!

 

Le nez est assez classique des Pinots noirs qui commencent à prendre de l'âge. On est dans des arômes de fruits très murs, confits même, légèrement torréfiés. Un nez complexe mais sans plus...

 

En bouche, je dois avouer que je ne me suis pas réconcilié avec ce millésime...je ne reconnaissais pas le caractère aérien et délicat du Volnay.

 

A l'évidence ce vin a été trop extrait...il y a encore trop de tannins. Manifestement une erreur qui ne se corrigera jamais.

 

Ce n'est pas mauvais du tout, loin de là, mais ce ne sera jamais grand je le crains. Ou alors peut-etre, susbsiste t-il une chance que d'ici 6 à 8 ans, le vin s'installe sur ses arômes tertiaires et que les tannins soient totalement fondus. Cela pourrait peut-être alors s'avérer excellent ?

 

Mais quoi qu'il en soit, rien n'est certain.

Je suis convaincu qu'il y a eu une erreur dans la vinification et que cette erreur empêchera ce vin de jamais nous éblouir.

 

A 22 ans, ne pas arriver à exhiber son terroir est le signe que quelque chose a été loupé.

 

Tant pis. Je garderai les autres bouteilles pour dans 5 à 10 ans mais sans jamais espérer grand chose...

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 12:44

CHABLIS-Foret-2003-Dauv-Rave--500-.jpgDisons le tout de suite, il fallait que je sorte quelque chose pour accompagner un saumon fumé maison pour ce repas du réveillon

 

Il fallait 2 bouteilles en fait. Alors m'est venue l'idée de faire une comparaison entre les deux plus fameux viticulteurs de Chablis, à savoir Vincent DAUVISSAT et Jean-Marie RAVENEAU.

 

J'ai donc pris un CHABLIS 1er cru "la Forêt" 2003 de chaucn d'eux et me suis dit que cela allait être une bonne occasion de les tester. En plus, j'avais le sentiment que ce vin allait bien accompagner le saumon fumé.

 

D'accord, je ne suis pas un fan du millésime 2003 en blanc, mais j'ai récemment été tellement ébloui par un 1er cru "Montée de Tonnerre" de RAVENEAU que je me suis dit qu'il fallait que je goûte "la Forêt".

 

J'ai donc ouvert ces 2 bouteilles côte à côte et les ai servies sur le saumon fumé.

  CHABLIS Foret 2003 DAUV+RAV [500]

Je ne peux pas dire que j'aie été enthousaismé, mais globalement j'ai bien aimé. J'espère que vous saisissez la nuance !

 

En fait, le millésime reprend le dessus et donne un vin qui manque un petit peu de nerf. Le RAVENEAU est nettement plus ouvert, plus floral, et se goûte mieux aujourd'hui que le DAUVISSAT qui mérite d'être attendu encore. Non pas qu'il soit "fermé à double tour", tout simplement il n'est pas encore accompli, moins expressif à ce jour.

 

Toutefois, aucun des deux ne m'a semblé véritablement prêt à boire. Certes RAVENEAU semble plus aimable, plus rond, mais ni l'un ni l'autre n'est prêt.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 07:02

Champagne-Rose-EGLY--2---500-.jpgEGLY OURIET dans le monde du Champagne c'est une star. Il n'y a que Anselme SELOSSE qui le surpasse en notoriété, mais d'un point de vue technique leurs approches sont assez similaires.

 

L'un comme l'autre procède par fermentation en barrique, suivi d'un élevage assez long sur lies, un dosage (le dosage en Champagne signifie le taux de liqueur de sucre que l'on rajoute pour donner  le goût final) extrêmement modéré.

 

Bref, un Champagne d'artisan, un peu "à l'ancienne" bien que ce mot soit galvaudé aujourd'hui.

 

En tout cas, ce n'est pas quelqu'un qui surfe sur les modes, mais qui poursuit une recherche dans la plus haute qualité "traditionnelle".

  Champagne-Rose-EGLY--3---500-.jpg

Du coup, ses Champagnes s'arrachent.

 

Ce soir j'ai goûté le Rosé Grand cru Brut Tradition.

Je dois dire que je ne suis pas un grand amateur de Champagne, et ce depuis toujours. Je trouve le prix de ces vins exorbitants en regard du plaisir qu'ils me procurent, donc je ne suis pas un grand client pour ce genre de breuvage...

J'ai goûté presque toutes les grandes cuvées dans des millésimes d'exception, et je n'ai pas eu non plus de révélation, bref, je crois que je suis perdu pour le Champagne qui ne sera jamais ma tasse de thé (forcément une coupe de Champagne n'a rien à voir avec une tasse de thé !!  )

 

Bref, après cette longue introduction, venons en à ce qu'il y avait dans le verre...

 

Champagne-Rose-EGLY--1---500-.jpgJolie mousse, bulles bien fines. le nez exprime de jolis arômes, l'élevage en bois en totalement occulté (entendez par là que ce Champagne n'a pas du tout le goût du bois, ce qui est un excellent signe).

 

En bouche, le vin se montre assez gras (pour un Champagne !) volumineux, tonique et d'une très belle tenue.

 

C'est enveloppant, d'une texture légèrement crémeuse, avec une bonne expression de fruit. Très agréable en somme.

 

A noter, ce Champagne (chose très rare) n'est ni collé ni filtré, our lui garder le maximum de fraicheur et d'expression aromatique.

Un bien joli vin !

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:02

Chablis-1er-foret-2004-Raveneau--1---500-.jpgAh un RAVENEAU !!  Eh oui, je ne bois pas des Chablis QUE de Vincent DAUVISSAT, j'adore aussi ceux de Jean-Marie RAVENEAU, et je ne suis pas le seul.

Il ne fait aucun doute que ce sont les deux meilleurs représentants de l'appellation, et ce depuis une vingtaine d'années, alors boire quelques uns de leurs flacons constitue toujours un plaisir certain.

 

Ce soir, j'avais envie de goûter un 2004, histoire de voir ce qu'il avait dans le ventre...

 Chablis-1er-foret-2004-Raveneau--2---500-.jpg

Le premier cru "la Forêt" est un des meilleurs permiers crus de l'appellation, pas aussi prestigieux que "Montée de Tonnerre", mais il est dans le top 3 des premiers crus.

 

2004 n'est pas une année facile un peu partout dans l'hexagone, mais c'est justement dans ces millésimes un peu difficiles que l'on a la meilleure appréciation du talent des uns et des autres.

 

La robe est superbe, un jaune paille éclatant. Le nez est essentiellement floral (fleurs blanches) et des notes de pêches surgissent ça et là. Un nez très enrobant, parfumé à souhait.

Chablis-1er-foret-2004-Raveneau--500-.jpg 

En bouche, le vin montre un équilibre superbe dès l'attaque, et bascule assez rapidement vers une minéralité  pas trop saillante, accompagnée de notes de fruit assez intenses. C'est assez gras, onctueux, presque rond, et la fin de bouche dévoile une minéralité plus marquée qui va s'accentuant et fait vibrer la langue.

 

Un très beau vin qui se goûte très bien d'ores et déjà, mais on sent bien "qu'il y en a sous le pied"...alors on attendra sagement une paire d'années avant de boire les autres !

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 07:02

Nuits-87-rouget--500-.jpgCela n'a l'air de rien un tel vin...le millésime est plus que moyen en Bourgogne, l'appellation modeste, et pourtant j'étais extrêmement impatient de goûter cette bouteille !

 

Quelle pouvait être la raison d'une telle impatience ? Eh bien, quand on connait un peu la Bourgogne (plus qu'un peu, d'ailleurs, pour savoir ce genre d'info) on sait qu'Emmanuel ROUGET est le neveu du plus grand vinificateur Bourguignon qui soit, en la personne de Henri JAYER !

 

Et si on connait beaucoup la Bourgogne, on sait aussi qu'Emmanuel n'était pas prédestiné à tenir un domaine, et que c'est son oncle (donc Henri JAYER)  qui est allé le chercher pour qu'il laisse tomber son métier de réparateur mécanique et prenne un domaine. Le tonton savait bien qu'il ne serait pas éternel, et avait envie de transmettre ce qu'il savait à son plus proche parent.

  Nuits-87-rouget--2---500-.jpg

Et en 1985, Emmanuel ROUGET a donc plaqué son métier pour venir faire du vin avec tonton...

 

Seulement voilà, il n'est pas tombé dedans quand il était petit et les premières années furent assez délicates, au point que le tonton a beaucoup oeuvré...sous le nom du neveu,

certes, mais sa patte est bien là, et même davantage.

 

Si bien qu'un Nuits St Georges 87 d'Emmanuel ROUGET c'est 10 % d'Emmanuel et 90 % du tonton disent les mauvaises langues. Je ne rentrerai pas dans ce débat, sinon pour vous dire ce que j'ai pensé de ce vin (après tout vous êtes là pour ça non ?)

 

La robe est bien soutenue mais laisse transparaitre un joli rubis qui tuile naturellement sur le bord. Le nez évoque les fruits confits et foisonne de ces arômes intenses que seuls les vieux Bourgogne savent donner.

 

En bouche, le vin se révèle d'une rare épaisseur, on dirait qu'il a légèrement confituré, et sa texture relativement épaisse imprègne magnifiquement le palais. Quelle densité, quelle puissance de fruit ! On est dans un monde où le fruit est tellement présent qu'il en sature les papilles...

 

Nuits-87-rouget--3---500-.jpgParvenir à vinifier le Pinot avec autant d'extraordinaire talent et offrir un vin pareil, mérite presque la légion d'honneur.

Quelle longueur immense sur des couches de fruits qui semblent ne jamais s'arrêter...

 

Une grande leçon de vin en tout cas, et soit Emmanuel est un génie qui a admirablement acquis les techniques du tonton en très peu de temps, soit les mauvaises langues ont raison.

 

Peu importe, ce qui était dans le verre ce soir représente une incroyable leçon de vin et suscite en tout cas une admiration certaine, surtout en regard du millésime et de l'appellation.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 07:02

GRIOTTE-2000-DUGAT--1---500-.jpgUne fois de plus nous entrons de plain-pied dans la légende...

La Griotte Chambertin de Claude DUGAT c'est un peu l'Arlésienne...tout le monde en parle, tout le monde en rêve mais très peu la boivent !

 

Il faut dire qu'avec 2 barriques, donc 600 btles pour le monde entier, il faut se lever de bonne heure pour en dénicher une, ou accepter de payer une fortune à un revendeur qui aura flairé la bonne affaire...

 

Personnellement, j'ai choisi la première solution, et me suis donc levé très très tôt

  GRIOTTE-2000-DUGAT--500-.jpg

Au nez, ce vin est époustouflant !!  On baigne dans une marée de fruits rouges et noirs accompagnés d'épices à foison.  Un nez absolument renversant par sa puissance,son ampleur. Le genre de nez qu'on aime humer pendant de longues minutes, en se disant que jamais la sensation ne sera aussi intense sur le palais...

 

Et pourtant, quelle délicatesse, quelle puissance maitrisée, quelle sève on a en bouche !

C'est du concentré de vin, mais dans le sens le plus noble, comme si c'était de l'essence, rien à voir avec un vin trop extrait qui ne montrerait que sa structure et jamais son fruit.

GRIOTTE-2000-DUGAT--2---500-.jpgC'est bien Claude DUGAT, pas DUGAT PY !

 

On est dans la plus belle expression du Pinot avec un terroir d'exception vinifié par un magicien.

 

C'est long et profond, une caresse sur la langue, et pourtant nous somme sur Gevrey et pas sur Vosne ou Chambolle.

 

Certes, ce vin n'est pas encore tout à fait accompli, le millésime 2000, bien que tendre et accessible mérite ici d'être encore attendu car on sent bien que l'on se trouve entre deux phases, mais il y a toutes les promesses merveilleuses pour un nouveau rendez-vous d'ici 4 ou 5 ans...j'en frémis déjà !

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 07:02

FEYTIT-CLINET-2001-Ter.jpgFEYTIT CLINET c'est l'étoile qui monte dans le ciel des grands Pomerol à Bordeaux.

 

C'est une résurrection en fait. Ce château n'a pas été mis en avant pendant des années par le négoce, et après une longue bataille juridique la famille CHASSEUIL a récupéré la propriété et son indépendance.

Depuis, Jérémy CHASSEUIL vogue allègrement de ses propres ailes et déploie un remarquable FEYTIT-CLINET-2001-Bis--500-.jpgtalent pour mettre en valeur ce petit domaine remarquablement placé, voisin de certains ténors de l'appellation.

 

2001 est le second millésime entièrement repris par la famille CHASSEUIL et déjà on sent tout le talent et le potentiel du terroir comme de son propriétaire.

 

Le nez dégage des effluves d'épices douces, et une pointe  un peu plus iodée, plus terrienne, comme pour faire sentir que ce millésime possède une belle structure.

 FEYTIT-CLINET-2001--500-.jpg

En bouche, le côté velouté ressort immédiatement, le Merlot est magnifiquement mis en relief, un joli fruit s'exprime derrière une matière où les tannins sont assez bien rangés.

 

C'est doux, pas encore tout à fait à point, mais déjà causant.

Il y a dans ce second millésime toutes les promesses à venir qui vont faire que ce cru va devenir un réel concurrent des meilleurs.

 

En tout cas, il se boit avec un plaisir certain !

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 07:02

MEURSAULT-93-JFCD--2---500-.jpgTiens, un vieux Meursault ! Pas si courant de boire des bouteilles de 17 ans, surtout dans une appellation village.

 

Oui, mais c'est du COCHE DURY ! Ah d'accord...

 

Alors on peut s'attendre à tout ?

Oui, surtout au meilleur je pense !

 

Voyons cela...

 

Au premier nez, cela embaume les notes beurrées et minérales, tout à fait caractéristiques du cépage comme de l'appellation.

MEURSAULT-93-JFCD--500-.jpg

En bouche, c'est gras et rond, ce vin a sagement attendu son heure. Plein de parfums et surtout une vraie expression de minéralité, une tension résorbée, et un long final qui manque peut-être un poil de complexité. Ah mais non !!! j'allais oublier, c'est juste un village pas un premier cru ni un grand cru, alors je retire ce que je viens de dire .

 

Le seul bémol qu'il faudrait peut-etre mettre dans cette bouteille, c'est le millésime, mais là, Jean-François COCHE DURY n'y est pour rien.

MEURSAULT-93-JFCD--1---500-.jpg1993 était un millésime assez pauvre et très acide.

Il a fallu longtemps attendre les bouteilles pour que cette acidité naturelle se fonde, mais il fallait aussi qu'il y ait suffisamment de matière dans le vin pour que, une fois cette acidité disparue, il subsiste quelque chose dans le verre.

 

C'est bien le cas ici, et ce producteur légendaire fait une fois de plus la démonstration de son immense talent. D'un simple Meursault il a fait une très belle bouteille dans un millésime très difficile. Chapeau !

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 07:02

CHARMES-CHAMB-03-ROUSSEAU--500-.jpgJe ne bois pas souvent les vins du domaine ROUSSEAU. Il faut dire que c'est l'un des rares viticulteur de renom chez lequel je ne suis pas client donc...

 

Mais quand j'ai une occasion de goûter je ne m'en prive pas.

 

Et l'occasion m'a été donnée lorsque, me rendant récemment en Bourgogne, j'ai décidé de déjeuner à Gevrey Chambertin, au restaurant "CHEZ GUY". J'aime beaucoup ce restaurant, et j'y mange chaque fois fort bien, avec un service délicat et très humain.

 

Et puis, de temps en temps, il arrive que le restaurant fasse des opérations spectaculaires. Au menu du déjeuner, dans certaines périodes, les vins sont A PRIX COUTANT !!!

Vous ne rêvez pas, et pas seulement une journée ou deux, là c'était tout le mois de Novembre les midi du Mardi, Mercredi et Jeudi.

 CHARMES CHAMB 03 ROUSSEAU Ter [500]

Alors, vous allez me dire, il y a forcément un truc...à prix coûtant d'accord, mais sur des "rossignols" dont personne ne veut !

 

Eh bien non ! Figurez vous qu'on y trouve quelques noms et bouteilles fabuleuses !

 

Des exemples ? eh bien, ce Charmes CHAMBERTIN 2003 facturé au prix de ... 59 Euros ttc !

oui...vous ne rêvez pas...un grand cru d'un grand domaine pour un prix ridicule. Vous seriez passé à côté d'un truc pareil vous ?

 

Remarquez j'ai hésité...il y avait aussi du CLOS VOUGEOT 2005 de chez CHARLOPIN à 72 Euros, et plein d'autre choses excellentes, avec, clou du spectacle, un ECHEZEAUX 2003 du domaine de la Romanée Conti, et une Romanée St Vivant du même domaine dans le même millésime ! Ca vous en bouche un coin n'est-ce pas ?

 CHARMES-CHAMB-03-ROUSSEAU-Bis--500-.jpg

Bref, revenons à notre bouteille.  La robe est sombre mais pas saturée. Au nez, de belles notes florales et fruitées, d'un beau fruit rouge, et des épices qui se bousculent derrière, puis des notes fumées qui prennent le dessus.

 

Un bouquet pour le moins complexe !!  Assez puissant en attaque, l'alcool est là, il ne submerge pas l'ensemble mais accompagne un joli fruit. Le millésime est maitrisé et ne montre pas de déviances aromatiques.

Les tannins quant à eux, sont en retrait, assez fondus. La rondeur du Charmes Chambertin s'impose...

C'est long, sur de belles nuances de roses. Un joli vin incontestablement. On s'est régalé!

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 07:02

BOURGOGNE-Blanc-2005-MORTET--500-.jpgC'est avec ce genre de vin que l'on peut jauger le talent d'un vigneron.

Pensez donc, un simple Bourgogne blanc...le plus bas de l'appellation !

 

Mais c'est l'apanage des grands vignerons que de mettre autant de soin et d'attention pour la vinification et l'élevage des appellations les plus modestes comme des plus prestigieuses.

 

Et denis MORTET était de ceux là. Etait car ce si talentueux vigneron a choisi de disparaitre, par un froid matin de la fin du mois de Janvier 2006, et il a donc seulement vinifié et comencé l'élevage de ce vin, poursuivi et achevé brillamment par son fils Arnaud.

 

Au nez, ce vin exhale des notes exotiques de mangue et d'ananas qui viennent s'opposer à d'autres, plus minérales, mais c'est surtout le côté riche et opulent que l'on devine en le humant.

  BOURGOGNE-Blanc-2005-MORTET--1---500-.jpg

En bouche, la matière est pleine, riche, dense et grasse.

 

Ce vin est très bien fait mais témoigne davantage du millésime 2005 -solaire et généreux-que du cépage Chardonnay à ce stade.

Mais sa tenue en bouche est exemplaire. Sa présence, sa richesse font qu'il impressionne et laisse un vrai beau souvenir...un peu comme ce vigneron gentil et talentueux que j'ai eu le plaisir de connaitre un peu mieux que d'autres.

 

Une jolie bouteille, élégante dans sa simplicité, pleine de saveur et de vie.

 

Un beau souvenir qui me fait remémorer les bons moments passés avec Denis dans sa cave, avec un plaisir certain !

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