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  • : La cuisine de Papada
  • : Papada c'est pour dire Papa d'Amour ! C'est comme ça que mes enfants m'appellaient quand ils étaient plus petits et que je leur préparais plein de petits plats inventifs pour leur faire plaisir. Ils ont grandi mais ils adorent toujours mes petits plats ! Alors pourquoi ne pas vous faire partager mes trouvailes ou mes grands classiques ?
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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 13:55

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Ce blog avait trois ans...overblog remplaçait Médiapart

Déjà un grand gourmand perçait sous Papada,

Et des premières recettes, déjà, par maint endroit,

Les bonnes sauces au beurre brisaient mon pauvre foie,

Alors pour les poissons, je vidais les casseroles,

Evitant la murène, lorgnant plutôt les soles,

Homard d'un bleu breton, souverain cette fois,

Apaisant ma douleur, pour me laisser le choix;

Si facile au début, comme au temps de ma mère,

Assaisonner le tout, pour changer l'ordinaire,

Et me ressaisissant, m'emparant d'un couteau

Pour trancher dans le vif, lui dus briser les os.

Ce cuistot enflammé buveur mais jamais ivre

Et qui bien rarement consultait dans les livres,

C'est moi. -

 

Je vous dirai peut-être quelque jour

Quel lait pur, que de vins, que de voeux, que d'amour,

Prodigués en cuisine, sans  jamais me damner,

M'ont fait autant de fois et pour vous m'obstiner,

Anges, vous voici attachés à mes pas

Inspirant mes recettes en ne mesurant pas !

 Ô vous beaux emplumés, souffle divin qui vit

Inspiration, desir, qu'inconscient je suivis !

Tables si généreuses où je puis envoyer

A chacun sa vraie part, ô douceur du foyer !

 

Je pourrai cuire un jour, d'une main vigoureuse

Les mets les plus exquis et taquiner la gueuse,

Et vous dire comment sans la moindre douleur

Quelle belle huile d'olive remplaça le bon beurre,

Dans un fumet exquis, brisant toute défense

Je le bannis un jour avant qu'il ne fut rance.

Lorsque, invitant Pluton à s'asseoir sur mon banc,

J'ouvris d'un geste auguste une quille de blanc,

De ces grands Chardonnays qui grandissent avec l'âge

Et nous laissent pantois, ô quels précieux breuvages !

 

Même quand jeune encore, trop vite débouché

J'ai plus d'un souvenir si vite déclenché,

Pouvant bien distinguer sous leurs robes dorées

Ces grains nobles et fiers qui me mettent en arrêt.

Certes, plus d'un Bourgogne j'ai décidé de boire,

Attachant à jamais, mon âme au Pinot Noir,

Compagnon merveilleux des agapes superbes

Où les coeurs sont ardents, comme le blé en herbe.

Tout ce que j'ai testé, tout ce que j'ai tenté

Tout ce qui m'a surpris, tous les accords tentés, 

Cent fois sur le fourneau je mettrais mon ouvrage

Qu'à chacun d'y trouver l'écrevisse à la nage !

Et quoiqu'encore à l'heure où le bouillon frémit,

Je goûterai encore jusqu'à c'que tout soit cuit.   

 

Si parfois de ce blog viennent des commentaires

Je m'engage pour toujours à ne jamais les taire,

S'il leur plait de lâcher de rares perfidies

Qu'elles soient alors honnêtes, pas l'oeuvre de bandits !

Si j'ébranle la raison avec ma fantaisie

Faisant à ma façon ce que d'autres ont choisi

Ne m'en veuillez jamais, ne me condamnez pas

Essayez je vous prie mes modestes repas,

Sachez imaginer les multiples émois

Ayant pu présider à certains de mes choix.

Dans les moules profonds où règnent les terrines,

Que d'un coeur généreux je sers à ma gamine,

Ayez toute indulgence, n'allez pas vous hâter

De me réprimander quand l'effet est raté,

Tout essai, tentative même bien maladroit

Est toujours préférable à l'absence de foi

Puisqu'en dernier ressort en toute humilité

Il vaut mieux être mort que n'avoir rien tenté !

 

Et toi mon appareil, après tant de clichés

Dédaignant le vermeil, vient pourtant me lâcher

Regardant de très haut, peut-être l'Olympus 

Où les dieux ravissants, me soufflent des astuces.

Rien d'immonde en mon coeur, aucun édulcorant

Ni exhausteur de goût, aujourd'hui comme avant !

 

Reprenant mon fouet pour battre blancs en neige,

Alignant madeleines pour les mettre en cortège,

Je ne saupoudrerai que d'un peu de muscade

Les jolies béchamels qui ne sont jamais fades.

Et vous rôtis, gâteaux, soufflés, volailles,

Vous ne rougirez point devant les cochonnailles,

Fidèle enfin au sang qu'ont versé dans ma veine

Mes parents endormis qui m'ont appris la peine !        


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Published by papada
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commentaires

Bacchus 31/01/2012 18:29

Bon anniversaire et on sera là pour les quatre ans!! Bonne soirée

Jean-Charles 26/01/2012 00:50

Un très bon anniversaire !